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Les syndicats soulignent l’urgence

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- La Coordination rurale estime que le gouvernement doit « impérativement renverser la table à Bruxelles et exiger une régulation basée sur des prix et une gestion raisonnée et efficace des volumes ». Dans un communiqué du 6 juillet, le syndicat estime qu’« à défaut, le démantèlement de l’agriculture française va continuer sur fond de catastrophe économique, sociale et humaine, dont notre président et son ministre seront autant comptables que leurs prédécesseurs ». Il note que « les agriculteurs font désormais partie des travailleurs pauvres ! ».

- La FNSEA demande, dans un communiqué le 5 juillet, de « poursuivre le plan de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles comme s’y était engagé le gouvernement précédent ». Le syndicat demande que l’accompagnement des exploitations en difficultés « constitue plus que jamais une priorité », et la généralisation sur tout le territoire de diagnostics financiers et économiques initiés par certaines régions. Ces résultats confortent également la FNSEA dans l’idée que « le chantier de la répartition de la valeur dans la chaîne alimentaire doit être un enjeu prioritaire » des États généraux de l’alimentation.

- La Confédération paysanne a rappelé que les chiffres de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) prennent en compte « les subventions dues et non les subventions versées », faisant référence au retard de paiement de la Pac. La baisse des prix agricoles est également évidente au vu des résultats, d’où l’« urgence qu’à l’issue des État généraux de l’alimentation, le gouvernement aboutisse à un encadrement des prix agricoles, notamment avec des outils législatifs ». Le syndicat souligne que « parmi les 12 milliards de soutiens publics, le tiers est le fruit d’allégement de « charges », preuve d’une gestion à la petite semaine de l’agriculture plutôt que d’une réelle politique agricole à long terme ». Et de revendiquer, pour l’an prochain, la mise en place d’indicateurs par secteur de production, par département et par taille d’exploitation à la CCAN, au vu du potentiel de création d’emploi et d’activité des « petites fermes ».

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Coordination rurale
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- L’APCA souligne que l’agriculture française étant « en crise », « cela doit interpeller de manière urgente les pouvoirs publics, tant nationaux qu’européens ». Pour les chambres d’agriculture, cette prise de conscience est d’autant plus urgente que se profilent le Brexit et la réforme de la Pac de l’après 2020. « La réflexion doit activement s’engager pour redresser une situation agricole qui ne cesse de se détériorer », poursuit le communiqué. « À quelques jours des États généraux de l’alimentation, et avant de réfléchir à la nécessaire création de nouvelles valeurs ajoutées, il serait pertinent de réexaminer les conditions de partage des valeurs ajoutées déjà créées », insiste l’APCA.

Les céréaliers dans une situation « sans précédent », selon l’AGPB

L’AGPB (producteurs de blé) a souligné le 6 juillet la situation économique « sans précédent » des céréaliers, au vu des comptes de l’agriculture 2016. « Les producteurs céréaliers connaissent une situation économique sans précédent », a déclaré le président Philippe Pinta. « Ils ont de fortes attentes pour une politique d’accompagnement permettant de préserver la compétitivité de toute la filière et ne comprendraient pas des décisions nationales pénalisantes pour leurs revenus », poursuit-il dans le communiqué évoquant les notifications françaises de la Pac et les États généraux dans les prochaines semaines. L’AGPB souligne que « déjà en 2015, 36 % des céréaliers ne dégageaient aucun revenu de leur activité après s’être acquittés de leurs cotisations sociales », et juge « fort probable que cette proportion double en 2016 ». Une situation particulièrement critique en zones intermédiaires, où des céréaliers enchaînent les résultats courants négatifs pour la 4e, voire la 5e année de suite, d’après le communiqué.