Les défis posés à l’ordre commercial multilatéral, mis à mal entre autres par les tensions entre les États-Unis et la Chine, étaient à l’ordre du jour du sommet du G20, les 30 novembre et 1er décembre à Buenos Aires, de même que, dans ce contexte, la nécessaire réforme de l’OMC.
La valeur des échanges visés par de nouvelles mesures de restriction à l’importation imposées par les économies du G-20 entre la mi-mai et la mi-octobre 2018 est de l’ordre de 481 milliards $, selon un rapport publié le 22 novembre par l’OMC. Soit un montant plus de six fois supérieur à celui enregistré au cours de la période précédente et le plus important depuis l’établissement de ce type de rapport, en 2012.
De plus, Donald Trump a laissé entendre le 28 novembre qu’il allait effectivement imposer des taxes douanières sur les importations de voitures aux États-Unis pour protéger le secteur automobile américain.
Par ailleurs, l’UE et 11 autres membres de l’OMC, dont la Chine, l’Inde, le Canada et l’Australie, ont présenté le 26 novembre des propositions concrètes pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve actuellement l’organe d’appel de l’OMC (1). Ils les soumettront le 12 décembre au Conseil général de l’OMC.
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(1) Voir n° 3666 du 05/11/18 et n° 3660 du 24/09/18
(2) Voir n° 3662 du 08/10/18
Signature du nouvel accord de libre-échange nord-américain
Le ministre mexicain des affaires étrangères, Luis Videgaray, a annoncé le 28 novembre la signature officielle du nouveau traité commercial nord-américain entre les États-Unis, le Mexique et le Canada le 30 novembre à Buenos Aires, en marge du sommet du G20. L’Accord États-Unis-Mexique-Canada (USMCA), conclu le 30 septembre, doit remplacer l’Alena, le traité de libre-échange nord-américain en vigueur depuis 1994 et renégocié sous la pression de Donald Trump (2).