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Coopérative Les Terrenales, une vitrine pour l’agriculture écologiquement intensive

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La copérative Terrena organise les 27 et 28 mai prochains les Terrenales, une manifestation pour faire connaître aux agriculteurs les innovations de l’agriculture écologiquement intensive.

Terrena a présenté mardi 23 mars à Angers le programme de son événement sur l’agriculture écologiquement intensive (AEI) « les Terrenales », qui se tiendra les 27 et 28 mai. La coopérative de l’Ouest s’est engagée en 2007 dans cette voie et souhaite présenter sur le terrain (14 ha), dans une exploitation agricole du Maine-et-Loire, l’efficacité de ces innovations agricoles avec une soixantaine d’ateliers. Les agriculteurs pourront venir constater les avantages et les inconvénients de techniques comme l’association de cultures de légumineuses et céréales, l’irrigation du maïs au goutte-à-goutte, l’utilisation de champignons et de bactéries pour lutter contre les parasites, les extraits de végétaux pour stimuler les défenses naturelles des plantes, ou encore les techniques sans labour et le semis direct. Pour le président de Terrena, Hubert Garaud, cet évènement doit marquer les agriculteurs : « Le monde agricole est en crise. Nous avons beaucoup subi durant ces décennies au lieu d’agir. Certains de nos voisins allemands sont dans une situation plus favorable aujourd’hui car depuis longtemps ils ont acquis une certaine autonomie énergétique au sein de leur exploitation. Nous avons donc une véritable opportunité avec l’AEI de reprendre l’innovation en main, de créer des modèles agricoles plus résistants aux aléas économiques et d’être en phase avec les attentes de la société ».

Expérimenter à l’echelle des exploitations
La coopérative, très déterminée à développer ce nouveau concept agricole du « produire plus et mieux avec moins » qui s’adresse aussi bien à l’agriculture conventionnelle, raisonnée que biologique, y travaille depuis deux ans. Une équipe de six salariés s’investit spécifiquement dans la recherche et développement en sachant que l’ensemble du personnel (11 000 personnes) est impliqué par ce nouveau défi. Mais la véritable révolution est ailleurs, selon les propres termes du président : « Les expérimentations en micro-parcelles comme nous le faisions jusqu’à présent ne sont plus adaptées. Nous ne cherchons plus à détruire le ravageur mais à le contenir à un niveau qui ne pénalise pas les cultures. En implantant par exemple des mélanges fleuris, nous espérons augmenter la faune auxiliaire et rétablir un certain équilibre au sein des populations de ravageurs. Cela ne peut se tester qu’au niveau de l’exploitation. C’est pourquoi si nous voulons modifier en profondeur nos systèmes de production, l’agriculteur doit essayer par lui-même. Nous sommes en train d’apprendre ce nouveau métier ». Pour y parvenir, près de 400 agriculteurs testent ainsi une dizaine de méthodes innovantes sur la centaine de techniques alternatives retenue par le service agronomique de la coopérative. Par ailleurs, la coopérative s’appuie sur les instituts de recherche mais aussi sur les lycées agricoles.

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