Abonné

Élevage Les veaux de boucherie progressent de nouveau en Bretagne

- - 2 min

Les effectifs en veaux de boucherie ont augmenté en Bretagne, première région productrice, de 7 % en 2004, après un recul brutal de l’activité de 20 % entre 2001 et 2003, consécutive à la mise aux normes « bien-être » et aux cessations d’activité qui s’en sont suivies. C’est ce qu’indique Agreste Bretagne dans sa dernière livraison.

Selon la DRAF (Direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt) de Bretagne qui publie Agreste Bretagne, les effectifs tombés à 200 000 veaux de boucherie fin 2003 contre près de 250 000 en 2001 sont remontés à 214 000 têtes environ (moins de 1 400 éleveurs).Les ateliers bretons, de grande taille (183 places en moyenne) par rapport à la moyenne nationale (95 places), forment désormais un parc performant « qui assure 30 % de la production française », précise la chambre régionale d’agriculture de Bretagne.

Le coût de la mise aux normes

Dans le document « Économie agricole bretonne » présenté récemment à la presse, la chambre régionale soulignait toutefois que la mise aux normes a fait progresser de 65 % les charges de structure et le niveau d’endettement moyen des exploitations spécialisées atteint aujourd’hui 70 %.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La pérennité de la filière ne tient donc, selon elle, que du bon équilibre du marché. Les prix payés à la production ont effectivement été soutenus en 2004 partout en Europe, du fait du recul de l’offre, et le prix des veaux de 8 jours a baissé. La DRAF estime que les éleveurs devraient bénéficier en 2005 du contexte favorable de la production et les effectifs pourraient encore progresser en 2005.

La chambre régionale d’agriculture de Bretagne pense aussi que le déficit de l’offre devrait perdurer en Europe, mais souligne que les nouvelles réglementations sur le transport des animaux et la réforme laitière pourrait « renchérir le coût des petits veaux ».