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Grande distribution Les ventes de produits bio en croissance de 20%

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L’agriculture biologique a connu une forte croissance en 2009 en grande distribution et l’étiquetage environnemental se prépare activement, selon un bilan présenté le 12 mars d’une convention cadre sur la consommation durable signée en 2008 entre la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) et le ministère de l’Ecologie.

Le bilan de la convention cadre sur la consommation durable, signée entre le gouvernement et les grands distributeurs, a abordé de nombreux sujets parmi lesquels le développement de l’agriculture biologique en grandes surfaces.
« Les produits bio marchent mieux qu’on ne pouvait l’imaginer avec + 20% de croissance en grande distribution pour la deuxième année consécutive – contre 10% en 2007 – et des pics à +50% et +70% sur certains produits », s’est félicité Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution.
« Le problème est que l’agriculture française est en retard. Nous souhaiterions encore accélérer la production et que la bio devienne une activité agricole normale », a poursuivi Jérôme Bédier, s’adressant à Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Bio : intégrer des critères de saisonnalité et de proximité
Celle-ci a répondu que l’objectif de développement en volume de la bio pouvait être plus ambitieux encore et intégrer des critères de saisonnalité et de proximité, à travers une prochaine convention. Interrogé sur les prix des produit bio, Jérôme Bédier a estimé qu’ils devraient baisser dans les années qui viennent pour ne garder au final qu’un différentiel de 15% avec les produits conventionnels. Selon lui, les actuelles pressions sur les prix (du lait bio notamment) ne sont pas le fait de la distribution mais des industriels. Ces derniers dénoncent de leur côté le refus des distributeurs d’accepter une remise à niveau des prix, sur l’ensemble des produits.

CO2 : trouver des données pertinentes
Par ailleurs, il a été question d’information environnementale sur les produits, mentionnant le CO2 émis pour la production.
« Nous recherchons des données pertinentes par produit. Les bases de données moyennes ne permettent pas de calculer de manière crédible les émissions de CO2. Il nous faut poursuivre le travail en évitant les surcoûts », a expliqué le président de la FCD.
Dans le domaine alimentaire, les distributeurs se sont cependant dits prêts à des opérations test avec les agriculteurs, sur des produits comme la viande et les fruits et légumes.
A partir de 2011, conformément à la Loi Grenelle, l’étiquetage environnemental sera obligatoire.

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