C'est une première en France : les vétérinaires peuvent désormais pratiquer à distance. C'est ce que prévoit un décret paru au JO le 6 mai, les autorisant à expérimenter la télémédecine pour 18 mois (en vue d'une éventuelle pérennisation). Les actes concernés ? La téléconsultation, la télésurveillance (suivi médical), la télé-expertise (échange avec un autre vétérinaire expert), la téléassistance médicale et la régulation médicale (conduite à suivre en cas d'urgence).
Détail qui a son importance : d'après le décret, l'utilisation de la télémédecine « relève de la seule responsabilité du vétérinaire ». C'est le modèle qu'a choisi la start-up grenobloise Linkyvet, le pionnier de la télémédecine vétérinaire en France, qui teste actuellement son application afin de la proposer aux praticiens ruraux d'ici l'été. Contrairement à la télémédecine humaine, sur Linkyvet, ce sont les vétérinaires qui proposent les visioconférences, et non pas les patients qui les réservent. Car, comme le souligne son directeur opérationnel Damien Verdillon, « les vétérinaires craignent que ce soit des outils qui les submergent, ou qui dérégulent, et permettent de piquer les clients du voisin. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.