Les Vignerons coopérateurs de France souhaitent une hausse de 10% des prix à la propriété. Des négociations sont en cours sur ce sujet avec la grande distribution. Par ailleurs, les vendanges 2010 se définissent en deux mots : « Peu mais bon ».
Faire remonter de 10% les prix payés à la propriété, « au moins, pour les vins d’entrée de gamme » est une nécessité pour Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France. Ce propos, tenu lors d’une conférence de presse, le 3 novembre, fait suite à une baisse de 10% des prix l’an passé. Les prix au consommateur, eux, n’avaient pas évolué. « Ce mouvement de hausse est indispensable si la filière veut s’en sortir », a précisé Denis Verdier. « Nous sommes engagés dans des négociations avec la grande distribution et le négoce pour effectuer ce rattrapage ». Rattrapage d’autant plus aisé que, d’après Denis Verdier, la conjoncture est bonne. « On commence à sentir une hausse des cours, sur les vins de table notamment (de 57€ en 2009 à 70€ cette année) », les demandes à l’export « se tiennent » et « les stocks à la propriété sont faibles ». Pour autant, Denis Verdier est revenu sur la nécessité de gérer cette hausse des prix afin de « ne pas perdre de part de marché ». La transparence des marges est apparue dans les discussions. Les résultats de l’Observatoire des prix et des marges sont donc très attendus.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.