La grande majorité des experts des Etats membres ont accueilli favorablement le projet de la Commission européenne de mettre en œuvre un dispositif de distribution gratuite de fruits et légumes dans les écoles à compter de l’année scolaire 2009/2010.
Seuls le Royaume-Uni, la Suède et la République tchèque ont émis des doutes sur les avantages de cette action destinée en priorité à inculquer dès le plus jeune âge les bons réflexes alimentaires et ainsi lutter contre l’obésité. Une dizaine de pays ont demandé que, dans le cadre de ce programme, les fruits d’origine communautaire soient distribués en priorité aux élèves. Mais la Commission est réticente à cette idée par crainte de critiques à l’OMC. L’intention de Bruxellles est de fixer une liste négative des produits à exclure, comme par exemple, des produits à valeur élevée en matières grasses, tandis que l’établissement de la liste positive relèverait de la compétence des Etats membres.
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Plusieurs pays veulent que la priorité soit donnée aux produits frais. La France a demandé que les produits transformés additionnés de sucre ne soient pas couverts. Une dizaine de pays, notamment la France, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne, souhaitent une plus grande flexibilité pour le financement au niveau national, comme par exemple la possibilité de recourir à un financement privé par des tiers (parents, associations de producteurs, etc.). Une approche plus souple a également été réclamée pour ce qui est de la détermination du groupe d’âge cible afin de tenir compte des spécificités des systèmes scolaires en vigueur dans l’UE.