Dans une note présentée le 30 janvier et soutenue par de nombreux États membres, la Grèce demande à la Commission européenne « une réponse proactive, ambitieuse, stratégique et coordonnée qui renforcera la résilience du secteur agricole et la compétitivité des agriculteurs, tout en préservant l’intégrité du marché unique » comme ce qui a été fait pour l’industrie européenne en réponse aux récentes crises et à face à l’inflation galopante. De plus, souligne la Grèce, « le fait que la Banque centrale européenne ait considérablement augmenté les taux d’intérêt a entraîné une augmentation des dettes et […] a un impact sérieux sur la capacité à mettre en œuvre les investissements » nécessaires. De nombreuses délégations ont également souligné les pressions croissantes imposées à l’agriculture européenne en matière environnementale et climatique. Mais pour le Danemark, si des mesures doivent être prises, celles-ci ne devront pas revêtir de caractère protectionniste.
Des fonds sont de toute façon nécessaires. Le commissaire européen à l’Agriculture s’est déjà engagé à plaider pour une hausse du budget de la Pac dans le cadre du réexamen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel de l’UE qui va être lancé avec une année d’avance en 2023. Et il a également l’intention de présenter des premières pistes de réflexion pour la future Pac post-2027 dès la fin de l’année.
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« En 2020 il y a eu des tendances assez dangereuses dans les États membres qui demandaient une réduction du budget de la Pac. Et aujourd’hui l’inflation exacerbe ces tensions budgétaires », regrette le commissaire. À cela s’ajoutent des pressions sur la réglementation environnementale. « Faut-il encore augmenter ces pressions, alors que l’on rencontre déjà un problème de renouvellement des générations en agriculture ? », s’interroge-t-il. Selon lui, l’agriculture européenne a surtout besoin « de renforcer ses outils de gestion pour répondre aux crises qui deviennent permanentes depuis des années ». Mais pour cela il faut plus de ressources financières. Et en la matière, la balle est dans le camp des États membres.