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Droits de plantation viticoles Les vins sans IG ont aussi « besoin de régulation », réaffirme Dacian Ciolos

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Comme il l’avait dit début septembre à Chypre en marge de la rencontre informelle des ministres de l’agriculture des Vingt-sept (1), le commissaire européen Dacian Ciolos a de nouveau précisé, le 2 octobre devant le Congrès des agriculteurs européens, qu’il est favorable au maintien d’une « régulation » pour tous les vins, y compris ceux sans indication géographique. Ses propos ont rassuré la Fédération européenne des vins d’origine qui souligne toutefois que cette régulation doit être plus qu’un « simple filet de sécurité ».

«Je l’ai déjà dit début septembre, je le répète aujourd’hui : le vin avec ou sans IG a besoin de régulation. La libéralisation n’est pas une option », a tenu à rappeler Dacian Ciolos, qui a abordé la question des droits de plantation viticoles dans son intervention, le 2 octobre, devant le Congrès des agriculteurs européens organisé à Budapest par le Copa-Cogeca.
« Cette régulation doit faire plus de place aux producteurs – à ceux qui sont au contact quotidien des marchés. Elle doit permettre au secteur de se développer tout en ayant des outils au niveau communautaire pour éviter les sorties de route », a déclaré le commissaire européen à l’agriculture « Donc : un filet de sécurité européen, une gestion nationale des autorisations pour l’ensemble des vins, avec une implication des professionnels plus forte, en particulier pour les vins sous appellation », a-t-il résumé.
Selon lui, le groupe à haut niveau chargé d’examiner le dossier des droits de plantation « a progressé ». « Il reste encore une réunion fin novembre qui permettra, j’en suis sûr, d’avancer sur les points qui restent à clarifier pour dégager un consensus positif pour l’avenir du secteur, en particulier pour les vins sans indication géographique », a conclu M. Ciolos.

L’Efow réclame un « encadrement européen »

La Fédération européenne des vins d’origine (Efow) a qualifié les propos du commissaire à l’agriculture d’« ouverture » et d’« avancée par rapport à la dernière réunion du groupe à haut niveau au cours de laquelle les services de la Commission défendaient la libéralisation des plantations pour les vins sans indication géographique » (2). « Les très vives inquiétudes qu’avaient provoquées les premières pistes de travail exposées par les services de la Commission à Palerme le 21 septembre commencent à se dissiper », a ainsi estimé le 3 octobre son président, Riccardo Ricci Curbastro.
L’Efow « approuve dans les grandes lignes » les orientations défendues par M. Ciolos, « notamment la régulation des plantations pour toutes les catégories de vins et une gestion nationale ». Elle estime toutefois que « la régulation ne peut pas s’appuyer sur un simple filet de sécurité européen ». Selon elle, « seul un encadrement européen (et donc pas seulement national) des plantations en lien avec les marchés permettra de préserver un équilibre entre l’offre et la demande et d’éviter de se retrouver dans une situation de surproduction ».

(1) Voir n° 3365 du 17/09/12
(2) Voir n° 3367 du 01/10/12

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