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Les viticulteurs conscients des difficultés à venir

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Quelque 97% des vignerons sont convaincus qu’ils « devront faire face à une concurrence internationale de plus en plus dure » dans les années à venir, selon une étude BVA/Vinitech de juin 2004. Pour la moitié d’entre eux, le secteur est en crise alors que pour 41%, il connaît seulement des difficultés. Première raison invoquée : « la concurrence étrangère » suivie de « la baisse de consommation ». Pour ce qui est de leur exploitation, 56% déclarent que la situation économique est bonne (2% qu’elle est très bonne) mais 37% la considèrent comme plutôt mauvaise et 4% très mauvaise. En cause, des prix de vente trop faibles (47% des réponses), des coûts de production trop élevés (28%) et la baisse de la consommation (19%). Ceux dont les affaires sont florissantes attribuent leur succès à l’absence de problème de ventes (37%), aux prix de vente (21%), aux bons millésimes et bonnes appellations (18%). Un gros tiers seulement des vignerons interrogés déclarent qu’il est facile d’écouler sa production mais 52% estiment que c’est « plutôt difficile » et 11% « très difficile ». Beaucoup redoutent la concurrence de l’Océanie (72%), de l’Amérique du Sud (61%) devant l’Europe du Sud (45%). L’Australie cristallise 71% des craintes devant l’Espagne (41%) et le Chili (39%). A 42%, les vignerons français se disent optimistes pour l’avenir parce qu’ils ont des « produits de qualité » (36%) et qu’« ils veulent s’en sortir ». Mais la majorité est pessimiste (56%). La communication (pour 44% d’entre eux) est une priorité devant l’action législative (25%) et l’amélioration de la qualité (18%). Cette communication doit mettre en avant la qualité (52% des réponses) et le terroir (23%).

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