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Les volaillers demandent aux distributeurs la prise en compte de la hausse de l’alimentation

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Dans un communiqué du 8 décembre, la CFA (aviculteurs, FNSEA) demande la « répercussion immédiate » de la flambée de l’alimentation animale, qui renchérit les coûts de production des éleveurs. « Pour le poulet, au 1er décembre 2020, la hausse du coût des matières premières conduit à une augmentation de 14,7 % du coût de l’aliment et à une augmentation de 7,7 % du prix de revient » par rapport à 2019, indique la CFA. Ces hausses font l’objet d’une « répercussion insuffisante […] depuis trois mois, ce qui devrait engager des renégociations avec le secteur de la distribution » en vertu de l’accord du 3 mai 2011. D’après cet accord, les négociations tarifaires doivent se rouvrir si deux conditions sont réunies simultanément : une « forte variation des prix de l’alimentation animale » et une « évolution excessive de la part du coût de l’alimentation dans le prix au stade sortie abattoir ». Pourtant, sur le terrain, « l’ambiance n’est pas à la répercussion des hausses », constate l’association spécialisée de la FNSEA : « Elle semble "au mieux" à l’indifférence, au pire à la baisse ! » Pour le président de la CFA Jean-Michel Schaeffer, cette répercussion est « vitale », car les aviculteurs font déjà face « à des investissements ou à des évolutions de cahier de charges visant à répondre aux nouvelles attentes sociétales ».

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