– Dans la Loire, suite à la liquidation judiciaire de Forez Fourme en décembre 2011, la coopérative des Monts du Forez n’a trouvé aucune solution pérenne. Un contrat avait été conclu avec une entreprise italienne, qui a été cassé. 70 producteurs sont concernés. Ils produisent 11 M l de lait, dont 2 M l sont repris par la laiterie du Forez dans le cadre d’un contrat historique. Le tribunal de commerce doit se prononcer sur un projet de reprise de Forez Fourme, mais ce projet ne commencerait qu’avec 3 ou 4 M de litres. « Nous avons étudié plusieurs scénarios à l’échelle du bassin, mais Lactalis, qui produit désormais l’essentiel des volumes de fourme de Montbrison, bloque toute initiative collective, déplore André Bonnard, de la FNPL. Le lait produit par la coopérative ne sort pas d’Europe, il n’est transformé ni en beurre ni en poudre. C’est un système malsain. Maintenant que les prix du spot sont remontés, les opérateurs recommencent à parler de contrats, mais personne ne veut s’engager sur une solution pérenne, alors que c’est une zone de fromage AOC avec un cahier des charges exigeant. »
– En Gironde, 13 producteurs qui produisent plus de 8 M l de lait n’auront plus de collecteur à partir de la fin de l’année suite au retrait de Leche Pascual. « On a fait une proposition à l’échelle du bassin, Lactalis a refusé de s’associer au projet », déplore André Bonnard.
– Dischamp a pour sa part annoncé à 92 producteurs qui produisent 20 M l de lait que la collecte pourrait éventuellement s’arrêter le 1er mai 2013. « Nous avions un contrat d’approvisionnement depuis 25 ans avec le Glac, devenu Terra Lacta, mais il a été dénoncé », explique Jean-Luc Dischamp.
– Autre situation problématique, celle de Garmy, à Orléat (63). La laiterie, notamment déséquilibrée par un mauvais bilan laitier, a été placée en redressement judiciaire. La société d’affinage, elle, n’a pas été affectée. « Des opérateurs se sont manifestés pour reprendre l’ensemble, mais le tribunal de commerce a refusé », explique André Bonnard. Entre également en lice Lactalis, qui se positionnerait uniquement sur la société d’affinage, ce qui lui permettrait de reprendre le portefeuille client de Garmy. 50 producteurs sont concernés. Ils produisent 8 M l de lait.
– En ce qui concerne la coopérative laitière de Haute-Normandie, une partie des volumes est bien valorisée en ultrafrais chez Danone et Novandie notamment, mais une part importante de la production est orientée vers des productions beurre-poudre. « Il y a 800 M l de collecte en Haute Normandie et des capacités de transformation pour 400 M l seulement », déplore André Bonnard. Entre l’effondrement des marchés spots et la réduction de la production chez Novandie, la situation a été très tendue. Elle s’est améliorée avec la reprise des marchés et la coopérative discute actuellement avec celle de Normandie-Picardie pour mettre en place une réflexion sur les volumes et éventuellement investir dans un outil de transformation. « On est sur la bonne voie pour une solution durable », estime Manuel Gavelle de la FNPL.
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