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STRATÉGIE/BISCUITS L'essor national de Gourmandes et Cie

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STRATÉGIE/BISCUITS > La biscuiterie Gourmandes et Cie, créée en 2011, a accédé cette année à une distribution nationale chez Carrefour et Auchan. Laurence Rolland veut continuer à développer l'entreprise avec des biscuits artisanaux sans conservateurs pour diversifier l'offre du rayon en GMS.

Dans leur assortiment obligatoire, quelque 400 Carrefour vendent des biscuits du « Collectif des Gourmandes » depuis bientôt un an. Le maxi-cookie va, lui, faire son entrée chez Auchan pour six mois fermes. Une vraie reconnaissance mais aussi un défi pour Gourmandes et Cie, la société artisanale de Castanet-Tolosan (31) qui produit cette gamme depuis 2011. A l'origine du projet, Laurence Rolland, qui, après sept ans passés chez Nutrition et Santé à s'occuper des produits Gerlinéa, a pris le contrepied de la diététique. « Je voulais revisiter des recettes classiques pour les foodistas et déculpabiliser les gourmandes », résume la dirigeante, dont l'équipe va passer de cinq à sept personnes au mois de janvier. La gamme, qui comporte par exemple des sablés figue pignons de pain, ou encore au sésame et au lin, vient de s'élargir aux cookies. Tous les produits sont sans conservateurs, grâce à la filtration de l'air dans l'atelier et un process de production spécifique, afin d'atteindre une DLUO suffisante (six à douze mois selon les produits).

UN PRODUIT ORIGINAL DANS LE RAYON

« Dans le Sud-Ouest, il n'y avait aucune offre de biscuits gourmands alternative aux produits très industriels dans les grandes surfaces. Les acheteurs ont réservé un très bon accueil au Collectif des Gourmandes, parce que ça venait d'un petit producteur local. Il a fallu trouver l'équilibre entre leurs attentes et mon projet, car je savais que je ne pourrais pas rentabiliser la société en restant seulement dans le Sud-Ouest », explique Laurence Rolland. Elle devrait clôre l'année 2015 sur un chiffre d'affaires de 500 000 euros à 600 000 euros. Difficile, quand la croissance s'envole, d'estimer l'atterrissage avec une grande précision. « L'activité a globalement doublé cette année », commente-t-elle. Ce cap des 500 000 euros est important, car c'est le seuil de rentabilité pour la jeune pousse. « Nous espérons atteindre l'équilibre cette année. Cela nous permettrait de nous projeter sur une unité de production plus pérenne, avec une deuxième ligne pour produire autre chose. Quand on a des velléités nationales, il faut se structurer », explique Laurence Rolland, qui ne ménage pas ses efforts. « J'assure des animations dégustations en grande surface la plupart des week-ends pour faire connaître les produits. Le retour direct des consommateurs est très intéressant. »

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ACCOMPAGNEMENT FINANCIER

Après avoir investi près de 200 000 euros pour démarrer son activité, elle a procédé à deux levées de fonds. D'abord 100 000 euros auprès de Midi Pyrénées Croissance et d'Intellagri (fonds de l'école d'ingénieurs de Purpan) en 2013, puis 200 000 euros en juillet dernier avec le fonds d'investissement du Crédit Agricole en région Midi-Pyrénées, accompagné par les actionnaires historiques. À un horizon cinq ans, Laurence Rolland vise huit millions d'euros de chiffre d'affaires, en automatisant tout ce qui peut l'être, mais pas le cœur de la fabrication, qui, lui, restera artisanal.