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Sécurité sanitaire L’état de certains abattoirs en France « dépasse l’entendement », selon l’OAV

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Trois ans après un rapport déjà sévère sur la situation sanitaire des abattoirs, en France, l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE (OAV) a rendu public un nouveau rapport encore plus catastrophique. Les inspections sanitaires menées par les pouvoirs publics français manquent de sérieux.

Trois des sept abattoirs visités par les inspecteurs européens de l’OAV, l’été dernier, présentaient des « déficiences majeures ». C’est ce qu’indique le rapport de l’Office européen, rédigé suite aux missions menées en France entre le 15 et le 26 juin dernier. La situation est « plutôt satisfaisante dans les établissements de lait et de produits laitiers ainsi que dans les établissements de viandes en aval des abattoirs », écrivent les inspecteurs. En revanche, en ce qui concerne les abattoirs, la France n’a pas tenu ses engagements pris suite aux mises causes lancées en 2006 par l’OAV.
Au contraire, « des déficiences sévères subsistent » et pour certains établissements, les pouvoirs publics français ont été « incapables d’émettre un pronostic clair quant à la possibilité de mises aux normes ». Parmi les trois abattoirs particulièrement dans le collimateur de l’OAV, la situation de l’un « est telle qu’une remise au niveau communautaire sur le site actuel est tout à fait problématique pour ne pas dire impossible » et pour un autre, elle « dépasse l’entendement (…). Cet établissement se trouve dans un état de délabrement et de saleté impressionnants ».
Outre les risques sanitaires liés à ces défaillances, c’est le manque de réaction des pouvoirs publics en France qui inquiète l’OAV. Ils « n’avaient pas identifié l’impossibilité pour ces trois établissements de jamais correspondre aux normes communautaires sur leur site d’implantation actuel et évidemment n’avaient pas informé l’exploitant de cette impossibilité, celui-ci continuant à investir en pure perte de façon fragmentaire et désordonnée. Enfin, hormis des courriers adressés à l’exploitant, aucune mesure contraignante n’avait été prise pour contraindre celui-ci à corriger les non-conformités identifiées ».

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