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Fruits et légumes L'Etat va accompagner le financement du CTIFL en 2015

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Le ministre de l'Agriculture a annoncé que le financement de l'institut technique de la filière fruits et légumes (CTIFL) sera accompagné par l'Etat jusqu'à la fin de l'année, et qu'il devra être assuré à partir de 2016 par une cotisation volontaire obligatoire (CVO) dont les contours sont à définir avant la fin de l'année.

Le financement du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) sera accompagné par l'État durant l'année 2015, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le 8 mars, lors de l'assemblée générale de Felcoop (coopératives fruits et légumes). « Je suis venu rappeler notre attachement à cet outil très important pour l'innovation, notamment en lutte intégrée, a-t-il lancé à l'assemblée. Nous avons besoin de cet outil pour investir et préparer l'avenir ». Le financement du CTIFL était menacé depuis l'annonce de la disparition de la Taxe fiscale affectée (TFA) à compter du 1er juillet. Les professionnels devaient lancer à cette date un nouveau mode de financement par le biais d'une contribution volontaire obligatoire (CVO). Mais celle-ci ne sera pas prête à temps. « Vous avez besoin de temps, nous vous en donnons », a annoncé le ministre. Pour l'après 2015, le ministre s'est positionné pour la mise en place d'une CVO prélevée sur les produits. « C'est la base sur laquelle nous devons négocier jusqu'à la fin de l'année », explique-t-il. Des réunions sont prévues avec le cabinet du ministre cet été.

Simplifier les fruits à la récré

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Le ministre est également intervenu sur la trop faible utilisation des ressources européennes allouées à la distribution de fruits et légumes à l'école. La Commission européenne a annoncé, le 17 mars dernier, le montant de l'enveloppe pour la période 2015/2016 (150 millions d'euros en Europe, dont 15 millions en France). Le fonds (20 millions en France, en ajoutant le budget de l'Etat) est sous-utilisé par la faute de démarches administratives trop compliquées, de l'avis des professionnels. « Le ministre veut trouver le système pour simplifier les demandes », explique Jean-Michel Delannoy, président de Felcoop.