Si les lancements de hard seltzers se bousculent en France pour la saison estivale (une dizaine de marques sont déjà sur le créneau), qu’ils émanent de groupes internationaux ou de start-up, les premières ventes sont encore modestes. Selon Nielsen, qui a étudié cette nouvelle catégorie dans les grandes surfaces, les ventes de hard seltzers entre novembre 2020 et fin avril 2021 s’élèvent à 248 000 euros. « À titre de comparaison, lors du mois d’avril il s’est vendu 98 000 euros de hard seltzers en France, mais 4 fois plus de tequila ou encore 111 fois plus de vodka. Si les performances restent modérées, le chiffre d’affaires de la catégorie a en revanche plus que doublé entre mars et avril (+222 %) », relève ainsi Nielsen. Les produits se font une place peu à peu dans les magasins, dont environ un sur deux propose au moins un hard seltzer. Les magasins de proximité en zone urbaine semblent être un lieu privilégié pour les ventes. Alors qu’ils représentent habituellement 15 % à 20 % des ventes d’alcool, ces magasins génèrent jusqu’ici 30 % des ventes de la catégorie. Ce qui correspond bien à la cible du produit : des clients jeunes, urbains et achetant des canettes à l’unité. « Mais les rotations moyennes de la catégorie sont positionnées en-deçà d’un litre écoulé par semaine et par magasin (0,8 litre exactement) lors du mois d’avril. Ce qui reste bien inférieur aux rotations des meilleurs lancements de bières observés en 2020 (15 litres après six mois d’existence en magasin) », note Nielsen. « L’été 2021, avec l’Euro de football et une météo qui s’annonce caniculaire, donnera des indices essentiels sur le potentiel de cette nouvelle catégorie », estime Nicolas Léger, directeur analytique chez NielsenIQ.
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