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Biocarburants L’éthanol français « prêt à répondre » aux critères européens de durabilité

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L’éthanol français sera « prêt à répondre » aux critères européens de durabilité des biocarburants, lors de l’entrée en vigueur de la certification environnementale en décembre 2010, indique la collective du bioéthanol. Raison de cette confiance : actuellement l’éthanol français réduit mieux les émissions de CO2 que ce qu’impose Bruxelles.

«Le bioéthanol français sera prêt pour répondre aux critères européens de durabilité ! », affirme la collective du bioéthanol, dans un communiqué publié le 11 juin. Cette collective, qui rassemble France Betteraves, Passion Céréales et le Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), répond ainsi à la Commission européenne, qui vient de publier les modalités pratiques de mise en œuvre du régime de durabilité européen pour tous les carburants issus de la biomasse.
Elle affirme : « La France fait partie des bons élèves européens en matière d’incorporation de bioéthanol. Elle est placée en bonne position pour atteindre l’objectif européen de 10 % d’énergies renouvelables dans les transports en 2020. La filière de production française respecte d’ores et déjà les critères de durabilité figurant dans la directive “énergies renouvelables” et travaille à la certification formelle du bioéthanol français d’ici l’entrée en vigueur de celle-ci (décembre 2010) ».

L’éthanol fait mieux que les 35% et fera encore mieux demain
Dès 2011, l’éthanol devra émettre 35% de moins de CO2 que l’essence. La réduction des émissions par rapport à l’essence devra atteindre 50% en 2017. Les filières d’éthanol françaises dépassent déjà la barre des 35% en incorporation directe dans l’essence, indique Sylvain Demoures, secrétaire général du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), citant l’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) sur l’analyse du cycle de vie des biocarburants.  Actuellement, l’éthanol de blé réduit les émissions de 49% et un plan est prévu pour aller jusqu’à 60%. L’éthanol de betterave réduit les émissions de 66% et peut encore s’améliorer, allant jusqu’à 70%, selon Sylvain Demoures, citant toujours l’étude de l’Ademe.
Parmi les autres critères de durabilité, celui du changement d’affectation des sols ne semble pas poser de problèmes : il faut, pour entrer dans ce critère, ne pas avoir retourné de prairies permanentes ni avoir transformé des zones humides ou des tourbières pour y cultiver de la betterave, du blé ou du maïs à destination de l’industrie de l’éthanol depuis le 1er janvier 2008.
Cette exigence de durabilité vaut aussi pour l’éthanol importé du Brésil : pour être qualifiés de durables, les biocarburants ne devront pas avoir été produits à partir de matières premières provenant de forêts tropicales ou de zones récemment déboisées.

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