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Abattage rituel L’étiquetage obligatoire en chantier

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Tandis que le décret encadrant les conditions d’abattage rituel est en vigueur depuis le 8 mars, l’étiquetage obligatoire va être mis en chantier, suite à la proposition du candidat-président Nicolas Sarkozy. La proportion de viandes abattues sous abattage rituel, selon le ministère de l’Agriculture, est de 12% des tonnages pour les veaux, 12% pour les gros bovins et 49% pour les ovins-caprins.

L’étiquetage des viandes selon le mode d’abattage (avec étourdissement ou non) est mis en chantier, a indiqué Bruno Le Maire devant la presse le 8 mars. La travail a commencé avec des réunions entre le ministre, la filière et les communautés concernées. Ce sera un travail long, a prévenu Bruno Le Maire, allant sans doute au-delà de l’élection présidentielle. Bruno Le Maire a reconnu qu’il n’y était pas favorable mais que le projet, relancé par le président de la République-candidat Nicolas Sarkozy, semblait avoir plus d’avantages que d’inconvénients. Et d’indiquer qu’au vu de ses multiples contacts avec les consommateurs, cette transparence semblait répondre à une demande générale. Néanmoins, il faudra, pour appliquer cet étiquetage, passer par une phase d’autorisation de la part de l’Union européenne qui s’est en général affirmée plutôt opposée à ce type étiquetage. De plus, la question des viandes importées ne sera pas simple à traiter.

Abattage rituel : 14% des tonnages
La publication d’un rapport officiel contenant un chiffre qualifié de faux a également déclenché l’intervention du ministre de l’Agriculture le 8 mars. Bruno Le Maire, regrettant un débat « indigne » de la République sur la place de la viande halal ou casher en France, a voulu mettre les points sur les i. La part de l’abattage rituel n’est ni de 30%, de 40% voire de 50% en France. Il est, précisément, selon les données 2010 de la direction de l’alimentation, de 12% des tonnages pour les veaux, de 12% pour les gros bovins et de 49% pour les ovins-caprins. Soit au total une part de 14% des tonnages. Au regard du nombre d’animaux, ce pourcentage total est plus élevé (26%) en raison du plus grand nombre d’ovins-caprins.

Le décret sur l’abattage rituel en vigueur
Bruno Le Maire a aussi indiqué le même jour que le décret encadrant l’abattage rituel était en vigueur à compter du 8 mars. Ce décret précise que, pour un abattage selon ces rites, l’établissement doit avoir reçu un bon de commande. Un dispositif qui interdit, de facto, l’abattage rituel de simple commodité. En outre, le décret oblige les abattoirs à demander une autorisation d’exercer tandis que les pouvoirs publics contrôleront s’il est équipé, tant en machine qu’en personnel formé, de manière satisfaisante. D’une manière générale, a rappelé le ministre, l’abattage avec étourdissement préalable de l’animal est la règle, l’abattage rituel (sans étourdissement) étant une dérogation. Il n’est pas question de l’interdire, comme font les Suédois, mais cela doit rester une exception.
Par ailleurs, certaines communautés musulmanes, comme celle d’Evry, commencent à accepter le principe d’un étourdissement avant le sacrifice de l’animal. D’autres communautés semblent accepter d’évoluer dans ce sens.

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