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Boissons alcoolisées/Résultats  L’Europe devenue plus difficile pour Diageo

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Le groupe britannique Diageo maintient ses prévisions de croissance à 6% pour son chiffre d’affaires et à 7% pour son bénéfice d’exploitation. Il rencontre plus de succès en Amérique du Nord qu’en Europe à cause d’une consommation ralentie et de pressions anti-alcool croissantes.

Le géant mondial des boissons alcoolisées, Diageo prévoit une hausse de 7% de son bénéfice d’exploitation pour l’année qui s’achève le 30 juin, en espérant une hausse au moins égale l’an prochain.

Le groupe mise sur une croissance du chiffre d’affaires à périmètre constant de 6%, sur l’année et au deuxième semestre, et indique dans un rapport d’activité que « le second semestre a continué à bénéficier d’une forte croissance des marques mondiales, en particulier Johnnie Walker et Smirnoff ».

Le directeur général Paul Walsh s’est félicité que Diageo « ait réalisé ses objectifs », notamment en se faisant « une place de premier ordre en Amérique du Nord, en investissant beaucoup sur les marques à l’international et en réduisant les coûts en Europe ».

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Il a estimé que les résultats de l’année qui va commencer « seront en ligne avec ceux de cette année ». Il a annoncé que le groupe continuerait à investir dans les dépenses de commercialisation à un rythme supérieur à celui des ventes. « Même avec ce taux d’investissement, et avec la pression qui continue sur les prix à l’entrée d’usine, nous espérons obtenir une croissance du bénéfice d’exploitation au moins égale à celle de l’année qui s’achève », a-t-il dit.

Bières innovantes

Si l’Amérique du Nord a donné satisfaction au groupe cette année, les conditions en Europe ont été plus difficiles, en raison d’une consommation « plus molle », qui, « liée à une réglementation de plus en plus importante, a continué à avoir un impact négatif sur la vente de boissons alcoolisées ».

« Si les ventes de Guinness en Grande-Bretagne et de J & B en France se sont améliorées, ces améliorations ont été effacées par le ralentissement du marché du whisky en Espagne et par l’introduction de nouvelles taxes sur les spiritueux en Russie qui ont fait baisser les ventes », a-t-il remarqué. Pour résister à la tendance à l’érosion des ventes de bière (-6% au premier semestre en Irlande et au Royaume-Uni), Guinness a mis au point une version à moindre teneur alcoolique de son « stout » et lancé un produit dénommé « Guinness Surger » qui permet de mieux faire mousser la bière.