La demande de produits laitiers explose dans les pays asiatiques et en Afrique, mais l’Europe doit faire face à la concurrence féroce de la Nouvelle-Zélande. Pour s’imposer sur ces marchés disputés, la filière laitière française impose ses produits à forte valeur ajoutée et la notoriété de ses marques.
« L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont des laiteries bien implantées en Asie. L’Europe, elle, est à la traine ». Pour Michel Nalet, porte-parole du groupe Lactalis, leader mondial des produits laitiers, c’est sur cette implantation que la filière française « doit travailler ». Tandis que les marchés européens sont déjà arrivés à maturité depuis plusieurs années, la croissance asiatique a tout pour catalyser le développement l’industrie laitière. La croissance démographique y est forte, mais c’est surtout la métamorphose des habitudes alimentaires impulsées par la hausse du niveau de vie qui offre de belles perspectives à ce secteur. Selon l’OCDE, la classe moyenne devrait compter 3 milliards d’individus supplémentaires d’ici 2030, recrutés à 85% en Asie. La Chine représente à elle seule 21% de l’accroissement de la richesse mondiale depuis 2005, selon la Banque Mondiale. Mais pour profiter de ce marché, les opérateurs européens doivent faire face à une concurrence féroce de l’Océanie. Partenaire commerciale historique de l’Asie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande profitent de leur positionnement géographique pour inonder ce marché de leur production laitière : la Nouvelle-Zélande est ainsi le premier exportateur mondial.
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