Le Comité permanent de l’UE pour la chaîne alimentaire et la santé animale s’est prononcé en faveur de la levée de l’embargo sur le bœuf portugais qui avait été instauré en novembre 1998 en raison de l’incapacité du Portugal à se protéger efficacement contre la maladie de la vache folle. 914 cas d’ESB ont été détectés au Portugal, depuis 1997, dont 133 en 2003 et 52 depuis le début de l’année.
Une inspection effectuée par l’Office vétérinaire européen (OAV) en février 2004 a montré que le Portugal applique pleinement les règles et a pris toutes les mesures nécessaires pour se conformer à la législation communautaire pour luttre contre l’ESB. Actuellement, le taux d’incidence de l’ESB au Portugal, calculé sur les douze derniers mois, est de loin inférieur au seuil fixé pour les pays à risque modéré selon les critères du code international de santé animale (200 cas par millions de bovins adultes), constate la Commission européenne. Celle-ci mettra un terme à toutes les restrictions à l’exportation de bovins et produits animaux dérivés frappant le Portugal dans les prochaines semaines. La Commission avait déjà opté le 25 juillet 2001 pour la levée de cet embargo, une décision qui avait été alors contestée par la France devant la Cour européenne de justice. Les juges avaient donné gain de cause à la France en mai 2003 en annulant la décision de la Commission européenne. Carlos Neves, le ministre de l’Agriculture portugais, considère que son pays dispose actuellement de meilleurs mécanismes d’évaluation et de contrôle. « Nous avons dépensé des dizaines de millions d’euros dans des systèmes de contrôle, a-t-il souligné. Il a fallu faire beaucoup d’efforts pour dépasser politiquement l’opposition de la France».
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