Une nouvelle pierre a été levée sur la route qui mène à un accord OMC sur la libéralisation des échanges. Les trente principales puissances commerciales de la planète sont parvenues à un accord, le 3 mai, sur la méthode de conversion des tarifs douaniers en tarifs ad valorem (en pourcentage).
Paris a été de bon augure pour les négociations du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges. Réunis au niveau ministériel, une trentaine de membres de l’OMC — les plus sensibles à ce sujet comme les importateurs nets de produits agricoles (Japon, Suisse, Norvège, etc.) et les grands exportateurs — sont parvenus, le 4 mai, à un accord technique sur la méthode de conversion des droits de douanes pour les produits agricoles. Les négociations butaient sur ce problème technique depuis plusieurs mois, malgré les discussions au plus haut niveau.
« Progrès rapides et substantiels »
« Je suis très heureux de ce résultat », a immédiatement indiqué Peter Mandelson, le commissaire européen au commerce. « Même s’il a besoin d’être confirmé formellement à Genève, notre proposition a été acceptée par les autres pays qui avaient un grand intérêt dans les négociations agricoles. La voie est libre désormais pour que le processus de Doha fasse des progrès rapides et substantiels, y compris sans les services et les biens manufacturés », prévoit-il.
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« Prix de référence »
Cette question sensible à fait l’objet d’âpres négociations pour une raison simple : la conversion en pourcentage de tous les droits de douanes est un préalable pour permettre à chacun de s’entendre sur les baisses de tarifs qu’il concède. De nombreux pays tels les pays d’Europe ont des droits de douanes exprimés en euros ou en dollars par tonne. L’accord prévoit des « prix de référence » mondiaux des produits agricoles qui seront à la base de la conversion des droits en euro ou dollars en droit de douane « ad valorem », c’est-à-dire en pourcentage.