Présente pour la première fois au Salon de l’agriculture, la chambre syndicale française de la levure (CSFL) – qui compte Lesaffre, AB Mauri et Lallemand – en a appelé le 1er mars au soutien des pouvoirs publics pour qu’il « préserve les équilibres entre les usages alimentaires et non alimentaires des coproduits sucriers (mélasse et EP2) ». La mélasse et le jus sucré EP2 sont des « matières premières essentielles et non substituables à la production de levure », précise la CSFL. Alors que les levuriers importent d’ores et déjà « 30 % de leur mélasse », ils se disent « inquiets des incitations fiscales croissantes à l’incorporation de ces matières premières pour produire du bioéthanol mis sur le marché en France ». Et ce d’autant plus que la filière betteravière a vu la fin des dérogations accordées aux néonicotinoïdes fin janvier. « Nous ne pourrons pas rester compétitifs si nous n’avons pas accès aux matières premières nécessaires à la production de levure », soutient la secrétaire générale de la CSFL Diane Doré. Et d’ajouter « que l’Europe voit apparaître […] des importations de levures chinoises et turques », et ce alors même que la France « est le leader mondial de la levure ».
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