Présente pour la première fois au Salon de l’agriculture, la chambre syndicale française de la levure (CSFL) – qui compte Lesaffre, AB Mauri et Lallemand – en a appelé le 1er mars au soutien des pouvoirs publics pour qu’il « préserve les équilibres entre les usages alimentaires et non alimentaires des coproduits sucriers (mélasse et EP2) ». La mélasse et le jus sucré EP2 sont des « matières premières essentielles et non substituables à la production de levure », précise la CSFL. Alors que les levuriers importent d’ores et déjà « 30 % de leur mélasse », ils se disent « inquiets des incitations fiscales croissantes à l’incorporation de ces matières premières pour produire du bioéthanol mis sur le marché en France ». Et ce d’autant plus que la filière betteravière a vu la fin des dérogations accordées aux néonicotinoïdes fin janvier. « Nous ne pourrons pas rester compétitifs si nous n’avons pas accès aux matières premières nécessaires à la production de levure », soutient la secrétaire générale de la CSFL Diane Doré. Et d’ajouter « que l’Europe voit apparaître […] des importations de levures chinoises et turques », et ce alors même que la France « est le leader mondial de la levure ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…
Stockage de l’eau et loi d’urgence : le Sénat assouplit les règles
Malgré les mises en garde du gouvernement, les sénateurs ont confirmé plusieurs assouplissements relatifs au stockage de…