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FranceAgriMer L’exportation de vin poursuit son expansion en 2012-2013

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L’exportation de vin par la France poursuit son expansion en 2012-2013, malgré le repli de 19% de la vendange 2012, d’après les résultats sur les sept premiers mois de la campagne, diffusés le 16 mai par FranceAgriMer.

On aurait pu penser qu’avec la production la plus basse depuis 1991, l’exportation connaîtrait un creux. Il n’en est rien : l’exportation continue son expansion. C’est en tout cas ce qu’indique le cumul des exportations françaises de vin sur les sept premiers mois de la campagne 2012-2013, diffusé à la presse au lendemain du conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer du 15 mai.
Toutes catégories de vins confondues, l’exportation s’élève, sur les sept premiers mois de la campagne commencée le 1er août, à 8,75 millions d’hectolitres, soit une progression de 11% en volume par rapport à la moyenne quinquennale sur la même période. En valeur, la hausse est plus flagrante : +17%, soit un montant de 4,62 milliards d’euros. Ce mouvement de hausse concerne notamment les AOC : +12% en volume, à 3,56 millions d’hectolitres, et +22% en valeur, à 2,32 milliards d’euros.
FranceAgriMer a fait état d’un mouvement important de déstockage au début de la campagne. Les stocks seraient « au pire maintenus (par rapport à la même période de la campagne dernière), au mieux en recul », selon l’office.

Améliorer la valorisation des sous-produits

En dehors de ce point de conjoncture, le conseil spécialisé a discuté de l’enveloppe nationale viticole de 280 millions d’euros par an, dont seulement 85,1 millions d’euros ont été utilisés par la filière au 13 mai. Tout ce qui n’est pas consommé au 15 octobre risque d’être perdu, s’inquiète la profession. Un sujet qui sera traité soit au prochain conseil spécialisé, le 12 juin, soit dans un autre cadre, selon les professionnels. Au conseil du 12 juin, un point devrait être fait sur la maladie du bois, qui s’étend peu à peu dans les vignobles.
Le conseil spécialisé a par ailleurs discuté des pistes pour une meilleure valorisation des sous-produits de la vinification. Ces pistes sont : soit rendre obligatoire la livraison de ces sous-produits (marcs, lies) par les vignerons aux distilleries ; soit ouvrir la valorisation à la méthanisation, au compostage et à l’épandage. La filière donne la préférence à la seconde piste, pour respecter un équilibre qui permet de donner satisfaction aux producteurs tout en assurant aux distilleries un approvisionnement pérenne en matières premières. Les marcs et les lies font vivre les distilleries, qui les valorisent en alcools, en colorants, huile de pépin de raisin, etc.
Si la valorisation était ouverte à la méthanisation, au compostage et à l’épandage, il pourrait en résulter un assèchement du marché pour les distilleries. Or, les professionnels tiennent à cet outil industriel, a expliqué Éric Rosaz, délégué de la filière vin à FranceAgriMer.

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