Brexit et nouvelles priorités l’exigent : une réduction des moyens financiers des deux grands domaines d’action traditionnels de l’UE – Pac, soutien aux régions les plus pauvres – sera proposée par la Commission de Bruxelles fin mai pour l’après 2020. Jean-Claude Juncker souhaite que ces coupes budgétaires ne soient pas « sanglantes », mais, selon lui, elles provoqueront certainement un « lourd débat ». Le chef de l’exécutif européen va aussi préconiser une hausse des contributions nationales des Vingt-sept à la caisse commune, et explorer des sources de revenu inédites, ce dont, à défaut de mieux, se félicitent les organisations agricoles. L’heure du choix va donc venir. Les défis du moment – migration, défense, sécurité – ainsi que les programmes de recherche et pour les jeunes ayant toutes les chances de prendre le pas sur les politiques classiques de l’Union. Jusqu’à maintenant avocate intraitable du budget de la Pac, la France infléchit sa position, ce que laissaient présager les propos sur la « refondation » de l’Europe tenus en septembre par son président, Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que constate et déplore l’eurodéputé Michel Dantin au vu d’une note que Paris a transmise en décembre à Bruxelles et qui, justement, met en balance « nouvelles priorités » et « politiques plus anciennes ». Et, dans la même veine, le 4e sommet des pays du sud de l’Union, qui vient de réunir à Rome les chefs d’État et de gouvernement de sept États membres, s’est prononcé pour « une nouvelle approche des biens publics européens » que devrait refléter le cadre financier pluriannuel post-2020.
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