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Vins L’horizon s’éclaircit pour les AOC bordeaux et bordeaux supérieurs

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Les bordeaux et les bordeaux supérieurs, qui représentent plus de la moitié des AOC (appellations d’origine contrôlée) du Bordelais, sont « sur la voie de la convalescence », estime Bernard Farges, président du syndicat de ces deux appellations. « Depuis deux récoltes, nous ne sommes plus en surproduction, nous vendons un peu plus que nous ne produisons, s’est-il félicité. Bordeaux a pris conscience de la crise et a su adopter des décisions difficiles ».

Au menu de cette cure: arrachage de vignes (même si on n’en est qu’à 3.000 hectares en 3 ans sur 10.000 hectares prévus dans le plan d’origine pour un total de 125.000 ha dans le Bordelais) grâce à des primes versées par Bruxelles et l’interprofession (CIVB), distillation, baisse du rendement et «actions de communication plus près du terrain».

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De plus, les vendanges de bordeaux et bordeaux supérieurs en 2006 ont donné une récolte de 3,1 millions d’hectolitres, inférieure à celle de 2005 (3,2 millions). Même si le niveau des prix n’a pas retrouvé celui des années fastes (actuellement de 800 à 900 euros le tonneau de 900 litres en vrac), le syndicat des bordeaux et des bordeaux supérieurs, estime être presque revenu au « niveau de flottaison », et s’oppose en conséquence à la création d’un « deuxième niveau » d’AOC auquel voudraient le reléguer certains projets gouvernementaux pour permettre une meilleure segmentation des productions du Bordelais.

Par contre, M. Farges estime que le nouveau « vin des pays de l’Atlantique » qui comprend des vins de cépage de Gironde, Charente, Charente-Maritime, Dordogne et de la moitié du Lot-et-Garonne va se développer.