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L'IA au service de la sélection des huîtres

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L'IA peut permettre d'améliorer la sélection et le rendement dans les élevages aquacoles. Crédits : © France Naissain

Vendée Naissain, le producteur vendéen de naissains d’huîtres, filiale du groupe France Naissain, participe au programme R&D Sepiaa, qui vise à intégrer l'intelligence artificielle dans la sélection génétique en aquaculture.

Vendée Naissain, filiale production du groupe France Naissain, leader mondial de la fourniture en naissains d'huîtres creuses, participe au programme R&D Sepiaa (Sélection génétique assistée par intelligence artificielle en aquaculture) (1). Ce programme, porté par le Sysaaf (Syndicat des sélectionneurs avicoles et aquacoles français), a été lancé en juin 2024 pour une durée de quatre ans. Ce projet vise à utiliser des outils de phénotypage basés sur l'IA pour optimiser la sélection de trois caractères essentiels des produits d'aquaculture : le rendement de chair, l'efficacité alimentaire et la résistance aux maladies. Financé par France 2030, le projet mobilise un budget de 3,3 M€. Pour sa part, Vendée Naissain a investi 150 000 € dans le projet et attend une subvention et avance remboursable, à hauteur de 45 %, de Bpifrance.

Seul acteur ostréicole du projet, Vendée Naissain l’a rejoint pour l’intérêt d’une des applications visées, à savoir la mise à disposition pour les sélectionneurs d'un outil de phénotypage haut débit des rendements et de la morphologie. La tâche ciblée est la note morphologique donnée par un opérateur en fin d'élevage. L'objectif est de « réussir à automatiser une évaluation qui est actuellement trop subjective », précise Frédéric Chenier, responsable R&D de France Naissain

Un premier test prévu au printemps 2026 

La future machine, propriété du Sysaaf et destinée à ses adhérents, réaliserait la pesée des huîtres, mesurerait leur couleur avec une caméra 2D, puis définirait leur forme par deux caméras 3D. « Ces images seraient traitées par de l'IA à partir de paramètres entrés au départ afin que l'appareil reconnaisse ce qu'est une belle huître », déroule Frédéric Chenier. Un premier tri pourrait être effectué en sortie de machine. 

Aujourd'hui en élevage, un premier lot d’huîtres sera testé au printemps 2026. Cette première utilisation de l'IA, qui en appellera d'autres, doit permettra de « mieux servir le client, avec une huître au niveau de qualité garanti, un bon taux de chair, une belle forme et de belles couleurs », conclut Frédéric Chenier. 

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Lire aussi : Cult Food Science investit dans les huîtres in vitro 

France Naissain et son équipe R&D, composée de six personnes, sont par ailleurs impliqués avec le Sysaaf dans deux autres projets liés à la problématique numéro un du secteur, la mortalité des huîtres en fin de cycle. De dimension européenne, le programme ShellFishBoost vise à une meilleure compréhension génétique des bivalves. De son côté, le projet national Goodvibe s’intéresse à la survie des huîtres face à la bactérie Vibrio aestuarianus.

 

(1) Sepiaa réunit des partenaires scientifiques (Inrae, Ifremer, Anses et l'UMR Marbec) et des entreprises majeures du secteur : les Viviers de Sarrance et de Rebenacq, le Groupe Aqualande, Bretagne Truite, l'écloserie marine de Gravelines Ichtus et Vendée Naissain.