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Echanges commerciaux Libéralisation des échanges agricoles entre la Norvège et l’UE

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L’UE et la Norvège sont parvenues à un projet d’accord sur une nouvelle libéralisation de leurs échanges agricoles bilatéraux, qui doit encore être formellement approuvé par les deux parties. Il se traduira, selon la Commission européenne, par une libéralisation supplémentaire représentant environ 20 % de la valeur actuelle des exportations communautaires vers la Norvège. 60 % de ces exportations bénéficieront ainsi de cette ouverture du marché norvégien.

Les négociateurs de l’UE et de la Norvège viennent de parapher un procès-verbal concluant des pourparlers entamés il y a trois ans en vue d’une nouvelle libéralisation des échanges agricoles entre les deux parties, dans le cadre de l’accord de 1992 sur l’Espace économique européen (EEE).
Pour les produits moins sensibles, le compromis prévoit de nouvelles préférences réciproques (élimination de toutes les barrières tarifaires) représentant près de 250 millions d’euros d’exportations communautaires vers la Norvège.
Pour les produits plus sensibles, tels que la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes et les plantes ornementales, la Norvège accordera à l’UE des quotas ou des réductions tarifaires. L’UE, de son côté, ouvrira des quotas tarifaires pour des produits intéressant particulièrement la Norvège, les aliments pour animaux de compagnie notamment.

Concessions réciproques
Pour les produits sensibles, les concessions accordées par l’UE à la Norvège sont essentiellement les suivantes :
– nouveaux quotas tarifaires pour l’importation annuelle de 600 tonnes de viande porcine, 800 t de volaille et 900 t de viande bovine, ceux-ci devant s’appliquer à tous les pays fournisseurs en cas de nouvel accord à l’OMC ;
– quotas tarifaires supplémentaires pour le fromage (2 700 t, en plus du quota actuel de 4 500 t, soit un total de 7 200 t représentant 8 à 10 % du marché norvégien), les céréales (5 000 t de blé dur, 10 000 t de maïs, 1 000 t de seigle), les fruits et légumes (300 t de fraises, 3 000 t de pommes de terre, 400 t de laitue), les produits à base de viande (200 t de saucisses, 200 t de jambon, 100 t de bacon), et les jus de fruits (pomme 1 000 t, myrtille 200 t, cassis 150 t) – soit une valeur commerciale de l’ordre de 50 millions d’euros ;
– réductions tarifaires pour certaines fleurs et plantes ornementales (pour une valeur de quelque 3,5 millions d’euros).
De son côté, l’UE offre à la Norvège, outre la libéralisation complète réciproque pour les produits les moins sensibles, des quotas tarifaires supplémentaires pour 3 200 t de fromage, 400 t de framboises, 200 t de pommes de terres chips et 13 000 t d’aliments pour animaux de compagnie.
Les exportations agricoles de l’UE vers la Norvège, pays importateur net dans ce secteur, ont doublé entre 2000 et 2007, passant à 1,6 milliard d’euros.

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