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La Fnab en assemblée générale Libérer le foncier pour les projets « bio »

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Satisfaits de voir l’agriculture biologique reconnue, voire plébiscitée, les producteurs bio doivent maintenant répondre à la demande, et pour cela il faut sans tarder libérer le foncier pour les projets « bio ». Tel est le message essentiel de l’assemblée générale 2009 de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), qui s’est tenue les 24 et 25 mars au domaine de Bellebouche dans le Parc de la Brenne (Indre).

Le nouveau président de la Fnab, Dominique Marion, élu le 24 mars, a déclaré en clôture de l’assemblée générale que l’enjeu des prochains mois sera de « libérer des terres » pour faire place aux projets agrobiologiques. La principale question qui se pose en 2009 pour les producteurs de l’agriculture biologique est de savoir comment faciliter l’installation des nouveaux arrivants pour répondre à l’ambition du gouvernement de tripler les surfaces d’ici 2013. La SAU française en agriculture biologique doit en effet passer de 2% actuellement à 6% en 2013.

Trop d’entraves à l’installation

Si les producteurs ont noté avec satisfaction la reconnaissance dont ils sont l’objet par la Pac, par Michel Barnier et par les consommateurs, ils ne pourront pas pour l’instant, estiment-ils, répondre à la demande de produits bio si le foncier ne se déverrouille pas. Des exemples ont été cités lors de cette assemblée générale, de projets d’installation en agriculture biologique qui ont été rejetés en CDOA (Commission départementale d’orientation de l’agriculture). La majeure partie des terres qui se vendent vont à l’agrandissement des exploitations et pas assez aux exploitants porteurs de projets bio, ont regretté les congressistes. La Fnab « travaillera à ce que l’installation en bio soit facilitée par une évolution des cadres réglementaires qui empêchent les installations atypiques, et pour qu’un pourcentage des terres qui changent de main chaque année soit dédié d’office à la bio, en relation avec les objectifs du Grenelle », a-t-elle résumé dans une déclaration à l’issue de l’assemblée générale.

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Installer de nouveaux agriculteurs, oui, mais dans des conditions de rémunération équitables, a prévenu Dominique Marion. « Il n’est pas question que les producteurs ne soient considérés que comme des fournisseurs de matières premières », a-t-il souligné, se référant aux notions d’économie solidaire et de commerce équitable.

Dominique Marion, 52 ans, succède à Henri Thépaut à la présidence de la Fnab. Il est paysan en polyculture et élevage en Charente Maritime.