Phil Hogan a confirmé le 4 septembre que l’UE et le Mercosur devraient soumettre des « offres révisées » d’accès au marché lors de leur 4e session de pourparlers sur la conclusion d’un accord de libre-échange prévue du 2 au 6 octobre à Brasilia, après les élections allemandes du 24 septembre (1). S’adressant à quelques journalistes à Tallinn en marge de la réunion informelle des ministres de l’agriculture des Vingt-huit, alors que les négociateurs de la Commission européenne et du bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) tenaient une réunion technique à Bruxelles, le commissaire à l’agriculture a admis que « quelques gestes devront être faits des deux côtés sur divers secteurs sensibles pour permettre un compromis à la fin de l’année ».
« Nous avons la conférence de l’OMC en Argentine en décembre, cela pourrait donner lieu à des discussions à propos du Mercosur, les ministres étant sur place », a-t-il ajouté. « La situation politique est très difficile dans le Mercosur, particulièrement au Brésil. Nous avons maintenant l’impact du Brexit. Tout cela devra être pris en compte », a cependant souligné Phil Hogan.
La Commission s’était résolue à exclure la viande bovine et l’éthanol de l’offre initiale d’accès au marché de l’UE en mai 2016, et aucune concession (sous forme de contingent tarifaire d’importation) n’avait été envisagée à ce stade pour le sucre (2).
Toutefois, en juillet, les betteraviers (Cibe) et fabricants de sucre de l’UE (CEFS) avaient dénoncé, dans une lettre à la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström, avec copie à Phil Hogan, les propos tenus en marge de la 3e session de pourparlers de libre-échange avec le Mercosur par la négociatrice en chef de l’UE, Sandra Gallina, qui aurait « anticipé des concessions (de l’UE) sur le sucre » en présence de ses homologues du bloc sud-américain, alors qu’« il n’y a pas de position convenue de l’Union sur ce sujet ».
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Qui plus est, ajoutaient les deux organisations, lors d’un échange de vues avec le représentant brésilien, Ronaldo Costa, cette même négociatrice n’aurait pas défendu le secteur européen du sucre alors que son interlocuteur plaidait pour celui de son pays.
(1) Voir n° 3605 du 24/07/17
(2) Voir n° 3545 du 09/05/16