L’origine de la résilience dans les exploitations caprines a été étudiée entre 2007 et 2015, période durant laquelle la filière lait de chèvre a vécu des aléas importants. Cette étude, réalisée par l’Institut de l’élevage (Idele), a été présentée le 7 mars, lors du comité lait de chèvres de FranceAgriMer. Les conclusions montrent que les éleveurs dont les revenus ont le mieux résisté ont un système stable (dimensions, système alimentaire…) et de très bons résultats technico-économiques de l’atelier caprin. Ils sont « d’abord des animaliers qui maîtrisent parfaitement la conduite de leur troupeau, explique l’Idele. Ils restent majoritairement prudents sur le plan des investissements, même s’ils investissent pour améliorer leurs conditions de travail et son efficacité. Les définitions d’objectifs clairs et leur autonomie décisionnelle sont des éléments clefs de leur réussite. » Une typologie des élevages a été définie en fonction de la localisation de l’élevage (Ouest, Sud-Ouest et Sud Est) et de l’activité annexe (culture de rentes ou bovin viande). En parallèle, lors de ce comité, l’Idele a présenté aussi la mise en place d’un indicateur de marge, adapté à la volatilité, le MILC lait de chèvre, inspiré du MILC lait de vache. Cet indicateur pourra rentrer, par la suite, dans les contrats entre acteurs, dans le cadre de la loi Sapin II et de celle présentée par le gouvernement à la suite des États généraux de l’alimentation.
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