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UE/Chine Liens renforcés entre Bruxelles et Pékin dans le domaine agricole et alimentaire

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Signature d’un plan de coopération, ouverture prochaine de négociations pour un accord de reconnaissance mutuelle dans le domaine des produits alimentaires biologiques, concertation pour lutter contre la contrefaçon des vins et spiritueux, discussions probables sur les échanges de viande bovine : l’UE et la Chine resserrent peu à peu leurs relations dans les domaines agricole et alimentaire.

Le commissaire européen Dacian Ciolos et le ministre chinois de l’agriculture, Han Changfu, ont signé le 11 juin à Pékin un Plan de coopération sur l’agriculture et le développement rural qui portera en priorité sur la sécurité alimentaire, les pratiques favorables à l’environnement, la production biologique et la sûreté des aliments.
Lancé en juillet 1985, le Dialogue sur l’agriculture entre l’UE et la Chine avait ouvert la voie à une telle coopération bilatérale dont le but est notamment d’échanger les connaissances et d’assurer une compréhension et une confiance mutuelles.

Production biologique

En visite en Chine du 8 au 13 juin, le commissaire européen à l’agriculture a aussi convenu avec les autorités du pays d’ouvrir des négociations pour un accord de reconnaissance mutuelle dans le domaine des produits alimentaires biologiques. L’UE est déjà parvenue à de tels accords de réciprocité avec les États-Unis, le Canada, la Suisse et le Japon.
Le commerce mondial des produits biologiques était estimé à 59 milliards de dollars en 2010, et pourrait atteindre les 100 milliards de dollars dans les prochaines années. La superficie globale consacrée à ce type de production est de l’ordre de 37 millions d’hectares, dont 9,2 millions dans l’UE, avec un taux de croissance moyen de 10 % sur les dernières années, et 2 millions en Chine, avec une progression de 30 %.

Contrefaçon des vins et spiritueux

M. Ciolos a annoncé par ailleurs, à Pékin, que des progrès devraient être réalisés dans la lutte contre la contrefaçon des vins et spiritueux. « Je pense qu'en septembre, nous serons en mesure de signer un protocole de coopération dans la lutte anti-contrefaçon. C'est particulièrement important pour nos vins et nos spiritueux, qui représentent la part la plus importante de nos exportations (de produits agricoles) vers le marché chinois », a-t-il déclaré, ajoutant : « La Chine dispose d'un cadre juridique et légal pour lutter contre (la contrefaçon). De notre point de vue, nous voulons nous assurer que ce cadre légal fonctionne vraiment avec efficacité ».
Le montant annuel des exportations de vins et spiritueux européens vers la Chine dépasse 1 milliard d'euros et, même s'il est difficile d'évaluer les pertes dues à la contrefaçon, certains estimations évoquent des centaines de millions d'euros.
Les autorités de Shanghai ont récemment saisi plus de 4 000 fausses bouteilles de Château Lafite, a annoncé le 12 juin un responsable du ministère chinois du commerce.

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