Le groupe coopératif Limagrain affiche un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros pour son activité agroalimentaire, notamment avec Jacquet-Brossard. La recherche semencière – principale activité du groupe – est orientée au maximum pour élaborer des produits alimentaires qui répondent aux attentes des consommateurs.
Le groupe Limagrain a affiché un chiffre d’affaires pour l’exercice 2016-2017 de plus de 2,6 milliards d’euros – en hausse de 4,5 % par rapport à l’exercice précédent. Le résultat net du groupe est de 92 millions d’euros, « après une année très difficile », a souligné Jean-Yves Foucault, président de Limagrain. Plus précisément, le chiffre d’affaires des activités agroalimentaire a représenté 400 millions d’euros, en légère baisse pour cet exercice ; il s’agit des activités ingrédients céréaliers et boulangerie-pâtisserie avec Jacquet-Brossard. La société Limagrain céréales ingrédients produit des semoules et farines de blé et de maïs, agents de texture céréaliers, farines fonctionnelles et des fibres alimentaires pour les industries agroalimentaires. La société Jacquet-Brossard fabrique des pains de mie, pains spéciaux, pains croustillants et pâtisseries pour la distribution, les consommateurs et les industries agroalimentaires. Jacquet-Brossard réalise 20 % de son chiffre d’affaires à l’international. « Nous avons ouvert une filiale de distribution aux États-Unis et une autre au Brésil », a précisé Damien Bourgarel, le nouveau directeur général de Limagrain, qui a pris ses fonctions en décembre à la suite d’Emmanuel Rougier qui a pris sa retraite.
Investissement dans la recherche
Lors d’une conférence de presse le 16 janvier, Jean-Yves Foucault a insisté sur la cohérence des activités du groupe allant de la sélection des variétés jusqu’à la fabrication des produits alimentaires. « Ainsi, nous avons mis au point des variétés de blé de force adapté au terroir de la Limagne, permettant de nous passer de l’importation de blés canadiens, et d’assurer une valeur ajoutée supplémentaire à nos 2000 agriculteurs adhérents, a-t-il expliqué. Et dernièrement, nous avons mis au point des variétés qui permettent de se passer de sucre ajouté dans la recette de pain de mie. Cela a demandé un gros travail aussi sur la recette et sur les modifications du process de fabrication. » Damien Bourgarel, a souligné qu’au niveau du groupe Limagrain, 14,6 % du chiffre d’affaires sont investis dans la recherche.
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« Les États généraux n’ont rien changé »
Concernant les négociations commerciales en cours avec la grande distribution, Jean-Yves Foucault a fait remarquer que les États généraux de l’alimentation et la charte d’engagement n’avaient « strictement rien changé dans les box ». Pour lui, le nœud du problème vient des règles de concurrence. « Tant que vous autoriserez toutes les ententes à l’achat et interdirez toutes les ententes à la vente, ça ne changera rien », a-t-il déclaré. Il a expliqué que chez Limagrain, les agriculteurs signent un contrat de vente de leurs céréales avec un prix plancher et un prix plafond, de façon à garantir une juste rémunération. « Nos acheteurs trouvent cela très sympathique, mais ils nous expliquent que la guerre des prix avec les autres enseignes justifie leur demande de baisse des prix », poursuit le président de Limagrain qui se dit « en attente sur la loi issue des États généraux ».