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Argentine Limitation de la propriété étrangère des terres agricoles argentines

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Le parlement argentin a adopté fin décembre un projet de loi limitant la possession de terres agricoles par les étrangers à 15 % de la surface totale, une mesure initiée par le gouvernement de Cristina Kirchner.

Le texte, largement adopté à la Chambre des députés puis au Sénat par la majorité péroniste, fixe également une limite de 1 000 hectares pour chaque propriétaire étranger dans certaines zones particulièrement fertiles, notamment dans la région de la Pampa Humeda (centre). Ce volet n’est pas rétroactif.
La loi, qui s’inspire de dispositions similaires prises dans d’autres pays comme le Brésil et le Canada, prévoit également la création d’un cadastre unique des terres rurales.
Elle « n’est pas xénophobe et ne viole pas les droits acquis », avait assuré Mme Kirchner en présentant le projet lors de sa prestation de serment pour un deuxième mandat le 10 décembre. Le texte « vient simplement protéger la terre, une ressource stratégique dans un monde où l’on va avoir besoin de nourriture et d’énergie », avait-elle alors précisé. Environ 10 % des terres agricoles argentines sont actuellement détenues par des étrangers, selon un récent rapport de la FAO. Parmi les plus grands propriétaires terriens étrangers en Argentine, figurent le milliardaire américain Ted Turner ou encore les frères italiens Benetton.
L’Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d’huile de soja, le troisième pour les graines de cet oléagineux, le deuxième pour le maïs et le cinquième pour le blé.

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