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L’impact négatif du réchauffement climatique sur le blé sous-estimé

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Les effets négatifs des températures extrêmes sur la production de blé sont sous-évalués, indique une étude publiée, le 29 janvier, par la revue Nature Climate Change. Les auteurs de l’étude, David Lobell, de l’Université américaine de Stanford, et ses collègues, ont suivi pendant neuf années, par satellite, la production de blé de la plaine du Gange (une importante région céréalière du nord de l’Inde). Ils ont constaté qu’une augmentation de la température de 2°C réduirait en moyenne de neuf jours la saison durant laquelle le blé peut se développer.
Les deux modèles de simulation agricole couramment utilisés en agronomie, CERES et APSIM, n’aboutissent, pour les mêmes paramètres, respectivement qu’à une saison raccourcie de six et trois jours. Selon l’étude, le rendement médian du blé dans la plaine du Gange se trouverait réduit de 20% dans un scénario de réchauffement de 2°C contre seulement 10% à 14% dans les modèles agricoles APSIM et CERES standards.
« Ces résultats impliquent que le réchauffement climatique représente un défi encore plus important pour la culture du blé que les simulations précédentes ne le suggéraient. L’efficacité des réponses à apporter dépendra de leur capacité à réduire la sensibilité des cultures aux journées très chaudes », soulignent les auteurs en conclusion de leurs travaux.

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