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Accord commercial/Japon L’industrie agroalimentaire met la pression pour un accord de libre échange UE/Japon

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À l’occasion de la présence de hauts représentants poliques de l’UE au XXIe Sommet UE/Japon, à Tokyo, les responsables de l’industrie agroalimentaire de l’UE plaident avec insistance pour la conclusion d’un accord de libre échange avec le pays du Soleil levant. Ils croient fermement qu’un tel accord aurait des retombées économiques très importantes pour l’Europe à l’instar des bons résultats engrangés par l’économie européenne suite à la conclusion d’un accord de libre échange UE/Corée du sud il y a deux ans.

Le 19 novembre, les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso devaient rencontrer le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo pour le 21e Sommet UE/Japon. FoodDrinkEurope, le Copa-Cogeca et la CELCAA, les organisations de la chaîne agroalimentaire de l’UE représentant respectivement l’industrie alimentaire et des boissons, les agriculteurs européens et le secteur du commerce agroalimentaire, ont réaffirmé à cette occasion leur ferme soutien à la conclusion d’un accord de libre-échange approfondi et complet (ALE) entre l’UE et le Japon. Les lobbies européens se disent convaincus qu’un tel accord avec Tokyo est en mesure de booster les relations commerciales bilatérales et de générer des retombées économiques très conséquentes. Les partenaires de la chaîne agroalimentaire de l’UE revendiquent ensemble un chiffre d’affaires de 2 200 milliards d’euros et l’emploi de 33,6 millions d’Européens.
 
Des consommateurs japonais de plus en plus audacieux
Les partisans d’un accord de libre échange complet avec le Japon expliquent que les consommateurs japonais sont de plus en plus ouverts à des aliments non traditionnels et que la propre production du pays n’est pas en mesure de satisfaire. D’où des opportunités non négligeables qui s’offrent aux produits agroalimentaires européens avec cependant une condition non négligeable : « Que les obstacles au commerce actuels au Japon soient éliminés ». À l’appui de leur appel, les lobbies européens de l’agroalimentaire brandissent le rapport d’évaluation d’impact de la Commission européenne sur les relations commerciales UE/Japon de 2012, un rapport selon lequel « un accord de libre-échange ambitieux pourrait augmenter les exportations européennes de produits agricoles transformés au Japon jusqu’à 200 % si les mesures tarifaires et non tarifaires imposées par Tokyo sont supprimées ». Et le leitmotiv des opérateurs européens est « qu’un accord de libre-échange global est la seule façon d’atteindre le double objectif de lutter, et contre les barrières tarifaires et contre les obstacles réglementaires ». D’ailleurs, la preuve, affirment-ils, est apportée par l’accord de libre-échange UE/Corée du sud conclu en 2011 et qui déjà en 2012 avait boosté par exemple les exportations de viande porcine européenne de quelque 120 % au cours des neuf premiers mois de mise en œuvre sans parler des exportations de produits laitiers qui avaient pratiquement doublé. Les lobbies européens de l’agroalimentaire se disent persuadés qu’un accord préférentiel UE/Japon pourrait générer des résultats similaires, non seulement pour les secteurs de l’UE mentionnés ci-dessus, mais aussi pour les productions d’huile d’olive, de vin, confiseries et bien d’autres denrées alimentaires. Rappelons que le Japon est le cinquième plus grand marché d’exportation pour les produits agricoles et alimentaires de l’UE avec une valeur totale des exportations de 4,7 milliards de dollars.

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