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Belgique-IAA/Objectifs L’industrie alimentaire belge vise 5 milliards de plus à l’exportation d’ici 2015

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Lors de son assemblée générale, le 7 décembre, la fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia) a dévoilé sa nouvelle stratégie « Food2015 » qui vise notamment l’augmentation des exportations du secteur de 5 milliards d’euros, d’ici 2015. Le secteur a bien résisté dans un contexte économique difficile et il demeure « clairement un des secteurs en croissance en Belgique», selon Bernard Deryckere, le président élu lors de cette assemblée.

L’industrie alimentaire belge est un secteur assez discret, mais cette industrie affiche des chiffres à faire pâlir bien d’autres secteurs industriels, estime la Fevia. Selon une étude récente menée par la Gent Management School en collaboration avec Idea Consult, dévoilée lors de cette assemblée, entre 2000 et 2010, le chiffre d’affaires du secteur alimentaire a progressé de 47% par rapport à une moyenne de 18% pour l’ensemble des secteurs industriels. En regard des pays voisins, le secteur a crû, entre 2000 et 2009, de 49% en Belgique, contre 28% aux Pays-Bas, 16% en Allemagne et 13% en France. La part des exportations est également en croissance ces dernières années, pour atteindre plus de 49% du chiffre d’affaires en 2011. Forte de ces éléments, Fevia veut, d’ici 2015, mener un plan ambitieux pour renforcer ses atouts et surtout assurer la croissance du secteur via l’exportation. L’objectif est d’augmenter le chiffre d’affaires du secteur de € 44 milliards à € 50 milliards, dont 5 milliards à l’exportation et un milliard sur le marché intérieur. Concrètement, cela représente une croissance de 5% par an et porterait la part des exportations de 49 à 55% du chiffre d’affaires.

Un emploi maintenu

L’emploi affiche une légère hausse sur ces dix dernières années alors que la plupart des autres secteurs ont connu de fortes baisses. Ces résultats ont pu être accomplis grâce à la très haute qualité des aliments produits en Belgique, l’innovation mise en place par l’industrie, tout comme la qualification des 120 000 personnes (ETP) qui travaillent dans le secteur. En dix ans, l’emploi a augmenté globalement d’un petit 1% dans le secteur, mais cela représente un exploit par rapport à bien d’autres industries. Si l’industrie alimentaire atteint ses objectifs de croissance des ventes, qui se montent à 5% par an dans les prochaines années, il y aura sans doute un impact positif sur l’emploi. Pour atteindre cet objectif et assurer la croissance et l’emploi d’un secteur clé pour l’économie belge, Fevia plaide pour le renforcement de la compétitivité de l’industrie alimentaire et de la promotion cohérente des atouts de cette industrie, mais aussi le développement de nouvelles activités. Et de citer les plats préparés ou les charcuteries. Mais afin de demeurer compétitif et compenser l’augmentation des coûts de production, « on n’a aucun autre choix, c’est qu’on doit essayer de compenser ça par une augmentation de l’automatisation », constate Bernard Deryckere. L’autre objectif est de promouvoir « l’excellente réputation et la qualité de l’alimentation belge » qui ne doit plus rester « un des secrets les mieux gardés ». Dans cette perspective, Fevia a créé le concept de communication Food.BE, qui est appelé à devenir la vitrine mettant en valeur la qualité des produits alimentaires belges. Dans ce contexte, Bernard Deryckere lance un appel aux gouvernements de son pays, à tous les niveaux de compétence, afin de mettre au point une stratégie commune pour stimuler les exportations.

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