Comme prévu, l'Ania a adressé 12 propositions aux candidats à l'élection présidentielle visant à recréer de la valeur dans la filière agroalimentaire, tout en assurant un cadre réglementaire et fiscal stable et en agissant pour la compétitivité, notamment à l'export.
Moins de règles et de taxes : l'Ania a présenté le 16 mars ses 12 propositions aux candidats à l'élection présidentielle en vue de redonner des marges de manœuvre économiques à la filière. Alors que les négociations commerciales avec les distributeurs viennent de s'achever dans un climat toujours "dégradé", les industriels de l'agroalimentaire demandent tout d'abord aux candidats de "recréer de la valeur dans la filière en assurant des relations apaisées entre tous les acteurs".
L'Ania demande donc de "repenser le cadre réglementaire des relations commerciales" en simplifiant la loi LME. Ce texte qui régit les négociations tarifaires entre les enseignes de la grande distribution et leurs fournisseurs de l'industrie agroalimentaire, est selon l'association "devenue illisible". Les industriels demandent aussi la création d'un ministère chargé uniquement de l'Alimentation, alors qu'aujourd'hui elle fait partie du portefeuille du ministère de l'Agriculture.
L'Ania demande également au futur chef de l'Etat la "suppression des taxes inutiles" et "d'éviter la sur-transposition" des normes européennes (c'est à dire l'adoption de règles nationales encore plus sévères que les directives européennes). Elle propose également "pour plus de pragmatisme" de faire précéder chaque nouvelle législation ou règlementation "d'une étude d'impact pour juger le bénéfice réel au regard des contraintes nouvelles".
Pour redonner des marges de manœuvres économiques aux entreprises, il faudra selon l'Ania "réduire le coût du travail" en transformant le CICE en baisse de charges sur les salaires, et préserver la compétitivité du coût de l'énergie.
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Concernant l'exportation, l'Ania demande la mise en place d'un guichet unique ainsi que de moyens humains et financiers "pour reconquérir notre leadership à l'international", selon l'association.
Premier secteur industriel français, l'agroalimentaire représente avec 17 647 entreprises* (dont 77% de TPE) 427 213 emplois et 10 864 créations d'emplois depuis trois ans.
*source Agreste, dernière données disponibles 2014