Le règlement sur les allégations santé et les profils nutritionnels n’en finit pas de faire problème. La plupart des demandes de validation ont été rejetées par l’AESA et la file d’attente s’allonge pour les autres. Pour calmer la grogne des industriels, l’Autorité européenne convoque une réunion d’experts le 1er juin, ce que salue très fort la CIAA en espérant y trouver la clarification tant attendue des procédures. Sachant cette échéance, un groupe comme Danone préfère retirer ses deux dossiers stratégiques que sont Activia et Actimel et il ôte de ses publicités toute allusion à leurs bénéfices santé. A côté de cette prudence tactique, qui se comprend, on voit au contraire les fabricants de compléments alimentaires monter au créneau et dénoncer jusqu’au niveau du président Barroso, les « méthodes opaques » de l’AESA et les distorsions de concurrence qu’elles entraînent. D’aucuns rêvent aussi d’alléger le système en suggérant, au grand dam du lobby consommateurs, de supprimer en fin de compte la référence prévue aux fameux « profils nutritionnels ».
Le processus d’évaluation des allégations nutritionnelles et de santé va faire l’objet d’une rencontre entre experts le 1er juin à Parme au siège de l’AESA (Autorité européenne de sécurité alimentaire). Elle doit servir à « éclairer les industriels sur la procédure utilisée par les scientifiques européens », selon Mella Frewen, la directrice générale de la Confédération des industries agroalimentaires de l’UE (CIAA). « La nouvelle d’une réunion des experts techniques convoquée le 1er juin à Parme par l’AESA est la bienvenue et elle intervient à un moment particulièrement opportun dans le processus d’évaluation de l’AESA sur plus de 4 000 allégations génériques soumises en vertu du règlement communautaire sur les allégations nutritionnelles et de santé (règlement 1924/2006) », a déclaré Mella Frewen après avoir reçu cette convocation en vue de clarifier et d’expliquer les méthodes d’évaluation des demandes d’allégations nutritionnelles et de santé présentées par l’industrie. « Cette évolution positive résulte d’une demande faite par divers intervenants afin d’avoir une plus grande clarté et une meilleure orientation concernant la procédure et les critères utilisés par le groupe des experts responsables de l’AESA dans le processus d’évaluation », a expliqué la responsable de la CIAA.
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