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L’inflation passée à la loupe des sénateurs et des Fraudes

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Alors que la hausse des prix des produits alimentaires devrait frôler 7 % en septembre, une mission d’information parlementaire est lancée pour faire un bilan des causes de l’inflation et la DGCCRF renforce ses contrôles.

Production, transformation, transport, distribution. Les services de la répression des fraudes (DGCCRF) s’apprêtent à passer aux cribles les marges de chaque maillon de la chaîne alimentaire. « Nous ne laisserons pas passer les profiteurs de la crise inflationniste », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur France Inter, le 4 juillet. Alors que l’inflation du prix des produits alimentaires pourrait approcher 7 % en septembre selon les prévisions de l’Insee, il annonce des contrôles de la DGCCRF « filière par filière […] pour voir si, à un endroit ou à un autre de la chaîne de production, il y a des marges révoltantes qui seraient faites ». Les abus seront « sanctionnés », prévient-il.

Autre sujet sensible : il déclare qu’il lancera « dans les tout prochains jours » une mission de l’Inspection générale des finances (IGF) pour s’assurer que les distributeurs respectent le seuil minimal de revente à perte (SRP), fixé à 10 % par la loi Egalim. « Je propose d’y associer des parlementaires et des représentants du monde agricole pour nous assurer que ces 10 % au-dessus du seuil de revente à perte vont bien aux producteurs et ne se perdent pas ailleurs », a-t-il ajouté.

Les parlementaires se penchent sur les causes

De son côté, la commission des Affaires économiques (Coméco) du Sénat a annoncé, le 1er juillet, établir « un premier bilan » des causes de l’inflation, à travers son groupe de suivi de la loi Egalim. Les résultats sont attendus le 20 juillet. La Coméco compte « accélérer ses travaux », afin qu’ils « éclairent utilement les parlementaires en vue notamment de l’examen au Parlement du projet de loi "Pouvoir d’achat" ».

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Les appels répétés de Michel-Edouard Leclerc auraient-ils été entendus ? Invité par BFM TV, le 30 juin, il estimait que « la moitié des hausses de prix » demandées par les industriels de l’agroalimentaire n’étaient « pas transparentes et suspectes ». « J’aimerais bien que les députés […] ouvrent une commission d’enquête sur les origines de l’inflation, sur ce qui se passe sur le front des prix depuis les transports jusqu’aux consommateurs », avait-il expliqué, jugeant que « beaucoup des hausses demandées sont des hausses d’anticipation, voire de spéculation ».

Une demande qui avait été saluée à gauche, notamment par les députés socialistes Olivier Faure et Boris Vallaud, par l’élue LFI Clémentine Autain, ou encore par les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste). Ceux-ci avaient demandé la création « d’une mission d’information flash […] en urgence » sur ce sujet.

Des contrôles de la DGCCRF « filière par filière »