Dans un contexte de hausse du prix des matières premières, les Maraîchers nantais et l’Association mâche Pays de la Loire (AOP mâche) « tirent la sonnette d’alarme sur la très forte augmentation de l’ensemble des intrants » pour la production de légumes primeurs. Dans un communiqué de presse du 23 novembre, ils demandent une répercussion sur les étals de la hausse des coûts supportée par la production. « Aujourd’hui nous perdons de l’argent lorsque nous rentrons dans la parcelle, assure Laurent Bergé, président de l’AOP mâche. Le prix de la barquette de mâche à 99 centimes ne suffit plus. Nous invitons également nos partenaires industriels et de la GMS à retravailler le partage des marges. » Selon le communiqué, le prix des engrais a bondi de 45 % et celui du sable maraîcher de 10 %. La plus forte hausse revient au film plastique utilisé pour les tunnels nantais, dont le tarif pour 1 000 mètres se chiffre désormais à 170 € contre 110 € en temps normal. À côté des intrants, les producteurs nantais regrettent aussi les augmentations salariales déjà au nombre de trois depuis la mise en œuvre de la nouvelle convention collective. « Nos productions sont fortement demandeuses de main-d’œuvre », souligne Laurent Bergé.
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Au-delà de l’augmentation des charges actuelle, les maraîchers nantais subissent aussi des évolutions réglementaires. C’est notamment le cas des méthodes alternatives de désinfection des sols qui ont dû être développées face à l’interdiction du métham-sodium en 2018. Ils doivent également s’adapter à la nouvelle législation sur les emballages. À titre d’exemple, les élastiques pour nouer les bottes de radis seront interdits à partir du 1er janvier 2022. « C’est le problème des décrets pris sans spécificités sur les produits. Nous espérons encore une dérogation, car à ce jour nous sommes sans solution pour le nouage des bottes », regrette Laurent Bergé.