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L’influenza aviaire dope les importations françaises de viandes de canard

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« Les épisodes de grippe aviaire qui ont touché le canard à gaver en 2016 ont pour conséquence une progression des importations de 25 % de viandes de canard », lit-on dans une note de conjoncture du service de statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste), le 11 avril. Dans le même temps, les exportations ont à peine progressé (+0,1%). Mécaniquement, la balance commerciale s’est considérablement repliée passant de 29 491 tonnes équivalent carcasse (téc) en 2015 à 24 803 téc en 2016, soit une baisse de 16 %. Si la conjoncture explique en partie ce repli, la hausse des importations de viandes et préparations de canard semble structurelle (voir graphique). En vingt ans, elles n’ont cessé d’augmenter, passant de 11 275 téc en 1997 à 23 936 téc en 2016, selon les données d’Agreste. Outre le commerce extérieur détérioré, l’influenza aviaire a aussi eu pour conséquence sur l’année 2016 une baisse de la consommation de canard (-9 %) et de la production qui accuse une « forte baisse » (-10 %). Le poulet vit la même situation que le canard puisque « le déficit commercial a plus que doublé. » Ainsi, les exportations ont reculé de 10 % en 2016 par rapport à 2015, soit 45 000 téc de moins. Les importations ont progressé de 4 %, soit 20 000 téc supplémentaires. Toutes espèces confondues, le solde du commerce extérieur de viandes et préparations de volailles de chair « s’est aggravé en volume ».

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Néanmoins, la morosité ambiante n’a pas déteint sur la production totale de volailles de chair. « En 2016, en totalisant près de 1,84 million de téc, la production indigène de volailles de chair toutes espèces confondues serait quasiment stable par rapport à 2015 », affirment les experts du ministère de l’Agriculture. La production de dinde est en hausse de 5,2% entre 2015 et 2016, celle de poulet est stable. Quant à la consommation, elle est en hausse pour la dinde et le poulet, respectivement +3,9% et +5,9% en 2016 par rapport à l'année précédente.