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Linkyvet, pionnier français de la téléconsultation vétérinaire

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La start-up grenobloise Linkyvet devait sortir, dans quelques semaines, une version adaptée à la « rurale » de sa solution de téléconsultation vétérinaire. Mais la crise de coronavirus a chamboulé les plans de cette société qui s’était lancée en début d’année en visant d’abord le marché canin. 

Avec les mesures de confinement, « les demandes de cliniques ont doublé en l’espace d’une semaine », rapporte son directeur opérationnel Damien Verdillon (à droite ci-dessous aux côtés de ses associés). La version dédiée aux vétérinaires ruraux ne devrait pas sortir avant cet été. Un pilote est actuellement en cours dans une clinique. 

D’ici là, l’Ordre des vétérinaires aura peut-être faire évoluer l’encadrement de cette activité, aujourd’hui restreinte. Contrairement à la médecine humaine, le diagnostic à distance n’est pas encore autorisé en médecine vétérinaire, rapporte Damien Verdillon. Sur son application, seuls des suivis de soin ou conseils peuvent être aujourd’hui dispensés. 
Le modèle économique de la start-up est relativement simple. Elle commercialise auprès des vétérinaires une application sous la forme d’un abonnement mensuel (environ 60 euros par mois). Charge aux vétérinaires de commercialiser leurs prestations auprès de leurs clients. 

La start-up a adopté une approche différente de plateformes existantes en médecine humaine, comme Doctolib. Sur Linkyvet, ce sont les vétérinaires qui proposent les visioconférences, et non pas les patients qui les réservent. « Les vétérinaires craignent que ce soit des outils qui les submergent, ou qui dérégulent, et permettent de piquer les clients du voisin ». 

Linkyvet parie aussi sur les fait que les diagnostics à distance (sur animaux domestiques) ne seraient permis que sur des individus déjà connus du vétérinaire. De plus, pour la start-up, les vétérinaires « n’ont pas besoin de nouveaux clients, mais d’optimiser leur temps, et de mieux valoriser leur conseil ». Damien Verdillon met en avant qu’un rendez-vous de téléconsultation dure en moyenne 10 minutes. 

D’autres solutions concurrentes existent, mais principalement aux Etats-Unis pour le moment, rapporte Damien Verdillon. En France, Linkyvet fait figure de pionnier, même si une start-up suédoise, spécialiste de la téléconsultation vétérinaire, FirstVet citait la France parmi ses marchés cibles.

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