Au terme de 10 ans d’essais, l’Inra de Dijon conclut à l’intérêt des dispositifs de protection intégrée mis en place sur son site d’Epoisses. Les leviers testés « permettent de maîtriser de façon satisfaisante les infestations tout en réduisant de façon importante la dépendance aux herbicides et les impacts environnementaux associés », explique l’Inra. Côté émission de gaz à effet de serre et consommation d’énergie, les indicateurs restent satisfaisants, généralement inférieurs à celui du système conventionnel « témoin », grâce, expliquent les scientifiques « à la diversification des cultures par des légumineuses ne nécessitant pas de fertilisation azotée ». La passage à la protection intégrée présente toutefois quelques bémols : une complexification des systèmes, et certains leviers de gestion des adventices sont délicats à mettre en œuvre, pour des raisons d’organisation du travail à l’échelle de l’exploitation, notamment. ». En outre, la rentabilité économique présente une baisse de l’ordre de 100 euros/ha, en lien avec la productivité réduite des cultures dites « de diversification ». Et l’Inra conclut : « Ces résultats soulignent donc l’importance de la problématique de diversification des productions dans une dynamique collective de réduction de l’usage de pesticides. »
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