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Sondage BVA L’intérêt des agriculteurs pour le sorgho renforcé par la future Pac

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L’intérêt des agriculteurs pour la culture du sorgho est renforcé par la future Pac, qui imposera une rotation de trois cultures. Telles sont les grandes lignes d’un sondage BVA, présenté le 4 décembre à la presse spécialisée, et réalisé pour l’institut technique Arvalis en octobre.

L’obligation de faire tourner au moins trois cultures sur une exploitation de plus de 70 hectares, prévue par la Pac, avive l’intérêt des producteurs pour le sorgho, qui pourrait ainsi entrer dans la rotation. Un sondage réalisé par BVA pour Arvalis, présenté à la presse spécialisée, indique que la première motivation d’emblaver du sorgho chez 111 agriculteurs sondés est « faire des rotations et augmenter la diversité des cultures ».
 
La rotation, première motivation
Plus précisément, à la question « pour inciter un collègue agriculteur à cultiver du sorgho, que lui diriez-vous ? », 33 % des sondés ont répondu en mettant en avant l’avantage de « bien faire des rotations » et de contribuer à la diversité des cultures. Le sorgho, plante résistante à la sécheresse, vient en deuxième position, avec 20% des réponses. Ce sondage a été réalisé auprès de 111 agriculteurs cultivant cette céréale, majoritairement pour le grain, et minoritairement pour l’ensilage.
Interprétation de Fabrice Chevalier, animateur de l’association Prosorgho : « La motivation des agriculteurs n’est pas seulement, contrairement à l’image qu’on en avait, de réserver le sorgho aux sols pauvres et aux ressources hydriques limitées. Le sorgho motive les céréaliers professionnels, qui commencent à intégrer la future Pac dans leur stratégie ». En clair le sorgho n’est pas la céréale par défaut cultivée dans les sols pauvres et sans possibilité d’irriguer.
Enfin, le profil très majoritaire des cultivateurs de sorgho-grain est celui d’un producteur qui vend à un collecteur : 93%. Les 7% restants sont essentiellement auto-consommateurs.
Le sorgho-ensilage semble réduire les coûts des éleveurs, d’après les réponses sur ce chapitre. À une question sur le sorgho destiné aux éleveurs et polyculteurs-éleveurs, « l’apport du sorgho-fourrage dans la ration a-t-il réduit, augmenté ou laissé inchangé le coûts des compléments alimentaires ? », 29% ont affirmé que ces coûts ont été réduits, 6% ont estimé qu’ils avaient augmenté et 61% qu’ils sont stables.

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