Les régions s'agrandissent alors même que les disparités se creusent au sein de leurs territoires. L'emploi progresse plus vite dans les zones urbaines. Les territoires spécialisés en agriculture perdent de l'emploi et se renforcent dans leur vocation agricole.
La nouvelle cartographie « La France et ses territoires» proposée par l'Insee, le 14 avril, nous montre une France dans lesquelles les disparités territoriales se renforcent, en défaveur des zones rurales. Fin 2013, 30 zones d'emplois parmi les 321 de France concentrent la moitié des postes. La seule zone de Paris concentre 13,9% du total. Entre 1999 et 2011, l'emploi a plus fortement progressé dans les zones urbaines à forte concentration de cadres et professions intellectuelles (+0,8% par an en moyenne, contre +0,6% sur tout le territoire). L'emploi progresse aussi plus vite dans les zones orientées vers les professions tertiaires que dans les zones orientées vers les professions types des secteurs primaires et secondaires (agriculture, industrie...). Selon le même ouvrage de l'Insee, les territoires où les métiers agricoles sont surreprésentés (7 zones sur 321 en France métropolitaine), comme Epernay (Marne) ou Pauillac (Gironde), sont les seuls à avoir perdu de l'emploi (environs - 0,1% par an) entre 1999 et 2011 (+0,6% par an en France).
Spécialisation
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Selon l'Insee, « la spécialisation métier des territoires a eu tendance à se renforcer» entre 1999 et 2011. En effet, dans ces zones à vocation agricole, la baisse de l'emploi « agricole » a été un peu moins forte qu'ailleurs (-2,94% par an en moyenne), et elles ont gagné moins de cadres que les autres territoires (+1,01% par an). A l'inverse, les zones métropolisées aux emplois déjà très qualifiés ont encore gagné des emplois de cadres et perdu des emplois industriels et agricoles. Seules les zones ouvrières échappent à cette tendance : ce sont elles qui ont perdu la plus forte proportion d'emplois ouvriers.