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Produits laitiers/Résultats L’international, nouvel axe de croissance d’Emmi

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Le groupe suisse de production de lait, crèmes, beurre, yogourts, boissons lactées, glaces, desserts et fromages a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires net de CHF 2 721,3 millions (2 260 millions d’euros), en progression de 1,4% par rapport à 2010. Ce chiffre se situe dans le haut de la fourchette de ses prévisions, indique le communiqué du groupe. « Nous sommes satisfaits d’avoir signé la deuxième meilleure performance de notre histoire dans un contexte extrêmement difficile », a déclaré Urs Riedener, CEO d’Emmi.

En Suisse, le chiffre d’affaires net s’est contracté de 2,2% pour s’établir à CHF 1 909,9 millions (contre CHF 1 951,9 millions l’année précédente). Les concepts de marques comme Emmi Caffè Latte, les produits Milk Shake et Mozzarella Mini Marinati lancés sous la marque ombrelle Emmi et les sociétés récemment acquises – Fromalp en 2010 et Rutz Käse en 2011 – se sont très bien développés. Les ventes sont restées stables sur le commerce de détail suisse. Le recul enregistré est principalement attribuable aux activités hors de son cœur de métier, notamment les services logistiques pour les tiers (désormais abandonnés) qui n’étaient pas rentables et une baisse des volumes dans la vente de fromages non fabriqués et non affinés par Emmi. Hors acquisitions, le chiffre d’affaires en Suisse a fléchi de 3,7%. La part du marché suisse dans le chiffre d’affaires total du groupe a représenté 70,2% en 2011. Sur les marchés internationaux, Emmi a augmenté son chiffre d’affaires de 10,9%, à CHF 811,4 millions (CHF 731,8 millions en 2010). Cette hausse s’explique par l’excellente performance des dernières acquisitions (Onken en Grande-Bretagne, Cypress Grove aux États-Unis, A-27 en Italie), la croissance des fromages produits localement par Emmi Roth USA et la progression d’Emmi Caffè Latte. Les exportations de fromages suisses en particulier ont pâti de la vigueur du franc suisse. Corrigée des acquisitions, la progression du chiffre d’affaires en monnaie locale s’est inscrite à 3,2% à l’étranger. Les activités internationales ont représenté 29,8% du chiffre d’affaires total du groupe (21,0% pour l’Europe, 7,9% pour l’Amérique du Nord et du Sud, 0,9% pour l’Asie/Pacifique). Le bénéfice net a reculé légèrement de 3,7% à CHF 83,0 millions, et le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT), de 4,0% à CHF 130,3 millions. Quant à la marge bénéficiaire nette, elle est passée de 3,2 à 3,0%. Cette performance a été acquise en dépit des turbulences sur le marché des changes et tient essentiellement à la contribution de ses dernières acquisitions et une gestion rigoureuse des coûts. Perspectives prudentes pour 2012

La quantité de lait reste élevée
La quantité de lait suisse transformé par Emmi a une nouvelle fois augmenté en 2011, pour atteindre 896 millions de kilogrammes, soit 23 millions de kilogrammes de plus que l’année d’avant. En outre, 40 millions de kilogrammes de crème ont été achetés et transformés. Emmi a par ailleurs utilisé 81 millions de kilogrammes de lait de vache sur ses quatre sites étrangers, Trentinalatte et A-27 en Italie ainsi qu’Emmi Roth USA et CASP aux Etats-Unis. Le lait suisse est acheté auprès de fournisseurs directs et d’organisations de producteurs sélectionnées. Emmi représente à ce titre une source de revenus importante et un partenaire pour quelque 6500 producteurs laitiers suisses.

Prudence pour 2012
Emmi table sur une stabilité des cours du lait au premier semestre. Les prix des autres matières premières (café, fruits, céréales) et des emballages devraient tout au plus légèrement augmenter. Compte tenu de la situation des changes, la pression liée aux importations devrait continuer à peser sur le marché suisse. Sur les principaux marchés étrangers que sont les Etats-Unis et l’Allemagne, Emmi table sur un moral des consommateurs stable, alors qu’en Europe du sud, le climat devrait rester en berne. Emmi anticipe une croissance du chiffre d’affaires de 2 à 3% à l’échelle du groupe. En Suisse, on attend une diminution de 1 à 2%, mais une augmentation de 10 à 15% sur les marchés internationaux. Ces chiffres tiennent compte de l’effet des acquisitions connues. Un niveau de rentabilité comparable à celui de 2010 est escompté, c’est-à-dire un EBIT compris entre CHF 125 et 140 millions et une marge bénéficiaire nette de l’ordre de 3%.

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