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Céréales bio L’interprofession appelle à « une prise de conscience » de la part des meuniers

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Si la récolte 2005 est bonne, le prix des céréales bio est en baisse. Le groupe bio d’Intercéréales, l’interprofession céréalière, craint une régression des volumes de production bio qui risquerait de relancer les importations. Salvador Ferret, le président du groupe bio, compte sur une structuration de la filière.

Le groupe bio d’Intercéréales, l’interprofession des céréales, appelle à « une prise de conscience de la part des opérateurs de la filière, meuniers en particuliers », sur la baisse des prix et la fragilité de la filière céréales bio, dans un communiqué en date du 3 août. « Les prix sont passé de 340 euros/tonne départ organisme stockeur il y a deux ans à 250 euros/tonne aujourd’hui », constate Salvador Ferret, président du groupe bio et directeur de la coopérative Agribio Union Agribio Union est une union de coopératives : Agribio de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine, Euralis, Valédoc, Terres du Sud et Gascogne.. « Il ne faudrait pas atteindre un seuil de déconversion », c’est-à-dire un prix plancher en dessous duquel l’agriculteur bio a intérêt économiquement à abandonner l’agriculture bio pour produire des céréales conventionnelles. Pour l’instant, la production de céréales bio stagne en France, mais la consommation aussi, tout comme les autres produits bio. « Nous devons nous structurer pour faire des propositions plus cohérentes et travailler de façon plus professionnelle », est convaincu Salvador Ferret, qui se félicite de ce qu’un groupe bio va aussi se constituer au sein de l’Oniol (interprofession des oléagineux) et de l’Unip (interprofession des protéagineux) à l’automne. La loi sur les territoires ruraux prévoit en effet la mise en place de commissions bio au sein des interprofessions. Par ailleurs, un groupe bio est en train de se constituer au sein de Coop de France (100 à 200 coopératives concernées par la bio). Les trois interprofessions Intercéréales, Oniol et Unip, vont participer au financement de la campagne de communication sur les produits bio qui devrait être lancée début 2006, pilotée par l’agence bio. Le plan de communication 2004-2006 sera doté de 4,5 millions d’euros, selon le ministère de l’Agriculture.

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Manque de compétitivité au sein de l’UE

Dans l’attente d’une relance de la consommation en France, les opérateurs français cherchent à exporter au sein de l’UE. « Mais nous nous heurtons à un manque de compétitivité car les agriculteurs bio des pays voisins de l’Union européenne perçoivent une aide au maintien de l’agriculture biologique plus élevée et plus longtemps qu’en France », explique le président du groupe bio. De fait, ils sont plus compétitifs. C’est notamment le cas pour l’Italie et l’Allemagne. « Nous devons trouver des solutions commerciales, notamment en nous regroupant pour offrir des volumes plus conséquents et peser davantage sur les marché », considère-t-il. Il reste donc de nombreux chantiers pour ce groupe bio d’Intercéréales, qui a, à peine, un an d’existence.