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Bien-être animal L’interprofession du lapin répond aux défenseurs des animaux

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Le Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits (Clip) vient de publier un long argumentaire pour répondre aux attaques de l’association de protection animale L 214. Pour les professionnels, les défenseurs des animaux donnent une vision fausse des pratiques de l’élevage en France.

«Si les accusations de “grande souffrance des animaux dans les élevages” étaient vraies, il n’y aurait déjà plus d’élevage de lapins en France ». L’interprofession du lapin (Clip) a vivement et rapidement réagi à la campagne « anti-viande de lapin » lancée il y a quelques jours par l’association L 214 Agra Presse n°3151 du 28 avril 2008. Dans un argumentaire de quatre pages, les professionnels répondent point par point aux accusations portées contre eux et indiquent que « de gros efforts ont été faits pour améliorer les conditions sanitaires et la conduite d’élevage (ventilation et luminosité contrôlées, distribution d’eau et d’aliments par système automatique…) ». Les lapins sont élevés en cages grillagées car « des études scientifiques ont montré que l’animal préfère le sol grillagé à une litière souillée » et que « l’humidité ambiante est la première cause des maux de pattes ».

« Des images qui jouent sur le mode émotionnel »

Le Clip rappelle qu’il est favorable à une harmonisation des règles de bien-être partout en Europe. Une concertation est prévue en juin prochain avec les autres Etats membres pour faire progresser ces normes.

Concernant la reproduction des animaux, le cycle biologique « très rapide » du lapin est respecté, affirment les professionnels. Pour ce qui est de la mortalité, « les chiffres annoncés par L214 de 25 % peuvent paraître élevés et choquants. Or l’association L 214 ne tient pas compte de la réalité de l’espèce lapin : une forte prolificité pour compenser une mortalité élevée : 80 % de mortalité chez le jeune lapin de garenne et de l’ordre de 50 % chez les garennes adultes (hors chasse) », souligne le Clip. Accusés par les défenseurs des animaux d’utiliser massivement des médicaments vétérinaires, les professionnels répondent que lesdits médicaments sont délivrés sous prescription uniquement et que le lapin d’élevage est protégé par des vaccins contre les maladies virales qui déciment les garennes.

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Le Clip dénonce l’utilisation des images que fait l’association L 214. Des images qui permettent de « jouer sur le mode émotionnel en donnant une vision fausse des pratiques par des commentaires orientés. La diffusion d’images sur l’abattage ajoute volontairement un effet choquant ».

A la première annonce de campagne de boycott en novembre 2007 faite par L214 aux enseignes de la distribution, l’interprofession a proposé une rencontre à ces militants pour connaître leurs positions et présenter les pratiques de la filière, explique le Clip. « Cette rencontre du 18 janvier 2008 a confirmé la position très radicale de L214 qui exige en préalable l’abandon de toutes cages grillagées pour l’élevage des lapins ».